13 juillet 2024
Kim Ives prend la défense de Jimmy Barbecue devant le Conseil de Sécurité de l’ONU
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Kim Ives prend la défense de Jimmy Barbecue devant le Conseil de Sécurité de l’ONU

Pour Kim Ives, Jimmy Cherizier, sanctionné par l’ONU et connu sous le nom de « Barbecue », est le porte-parole d’une fédération de quartiers, composée de comités civils d’auto-défense. Les bons et les mauvais ne doivent pas être mis dans le même panier des gangs, plaide Ives

Mercredi 21 décembre 2022 ((rezonodwes.com))–

M. KIM IVES, du journal Haïti Liberté, a estimé que ce Conseil n’a que des « demi-vérités » en sa possession concernant la situation en Haïti.  « On vous a dit que les gangs ont mis le pays en coupe réglée et que le pouvoir de ce Conseil est nécessaire pour y mettre un terme. »  L’autre moitié de vérité, celle que vous ignorez, est que les deux interventions militaires de l’ONU ont, par le passé, tellement fragilisé l’État que les gangs se sont engouffrés dans le vide créé, a-t-il tranché.  

Il a aussi mis en garde contre la confusion entre ces gangs et les comités civils d’autodéfense qui se sont formés pour combattre la criminalité.  « Les bons et les mauvais sont mis dans le même panier des gangs. »

M. Ives a reproché au Conseil de vouloir désormais couper à la racine cette tentative d’autodéfense en sanctionnant une seule personne, laquelle est accusée d’avoir commis des violations.  Cet homme est Jimmy Cherizier, connu sous le nom de « Barbecue », porte-parole d’une fédération de quartiers, le G9, et qui était à ses débuts un policier exemplaire, a-t-il expliqué.  

Le G9 a essayé de faire baisser la violence et établi une trêve en juillet 2020, a dit l’intervenant, avant de dénoncer les efforts de désinformation de l’oligarchie haïtienne visant à faire croire que Mme La Lime contrôlait le G9.  Un élément de fiction, à force d’être répété, peut devenir un fait, « ce qui a poussé l’ONU à sanctionner un combattant engagé dans la lutte contre la criminalité ».  

Une erreur de cette ampleur s’explique par les informations erronées reçues par ce Conseil, a-t-il avancé.  « Les sanctions doivent être étayées par des éléments de preuve et ne doivent pas résulter de machinations politiques. »

M. Ives a critiqué Mme La Lime pour avoir dit à ce Conseil que le Premier Ministre, M. Ariel Henry, veut le dialogue alors qu’il n’a quasiment aucune légitimité.  « Pourquoi Mme La Lime parle de gangs criminels et ne qualifie pas M. Henry de criminel? »  

Il a estimé que ces éléments ont ouvert la voie à l’appel lancé par M. Henry à ce Conseil pour une intervention militaire en Haïti, malgré l’opposition de la population.  « La situation ne pourra pas être réglée par une énième intervention étrangère ou par des sanctions », a-t-il argué.  

Selon lui, le peuple haïtien doit résoudre ses problèmes de lui-même, l’ONU devant, pour sa part, lui fournir une aide économique désintéressée.

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