21 octobre 2026
Intervention étrangère en Haïti : le Canada encore hésitant, quelques heures avant la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU
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Intervention étrangère en Haïti : le Canada encore hésitant, quelques heures avant la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU

A moins de 24 heures de la présentation de la résolution au Conseil de Sécurité, l’Ambassadeur du Canada en Haïti affirme  qu’il y a encore trop d’inconnues avant d’endosser la requête du Secrétaire général des Nations Unies

Dans une interview accordée ce  dimanche à ICI Télé à l’émission « Les Coulisses du pouvoir «  , l’Ambassadeur du Canada en Haïti ,  M. Sébastien Carriere, de passage à Ottawa, affirme qu’il y a encore trop d’inconnues avant d’endosser la requête du Secrétaire Général des Nations Unies.

M. Carriere déclare que la communauté internationale doit envisager le recours aux sanctions en Haïti pour rétablir l’ordre en Haïti.

Rappelons que le Secrétaire général de l’ONU a adressé une lettre de 11 pages au président du Conseil de sécurité pour présenter le cas Haïti. Antonio Guterres, au terme d’un diagnostic de la situation, évoquait au  moins deux (2) options, formule des recommandations et souligne que les autorités haïtiennes ne sont pas favorables au retour des casques bleus. 

Option 1 : Force de police multinationale

Les États membres, agissant bilatéralement à l’invitation du gouvernement d’Haïti et en coopération avec lui, pourraient créer une force de police internationale afin de renforcer les capacités tactiques et opérationnelles de la PNH dans la lutte contre la violence des gangs. La PNH resterait la seule force en première ligne de la police opérationnelle et des opérations antigang. La force de police internationale entreprendra les activités suivantes : donner des conseils sur la conception et la conduite d’opérations contre les gangs armés ; donner des conseils sur les activités et les procédures de maintien de l’ordre et les observer ; contrôler le personnel de police recevant une formation tactique ; donner des conseils sur les systèmes et les pratiques, ainsi que sur l’utilisation, l’entretien et le contrôle efficaces des équipements, y compris les armes et les munitions ; former le personnel de la PNH aux stratégies antigang et à la police de proximité afin de regagner la confiance de la population dans les quartiers touchés par les gangs ; et évaluer les menaces à la sécurité nationale et à l’ordre public que représentent les gangs criminels et donner des conseils sur la capacité de la PNH à faire face à ces menaces dans le plein respect des droits de l’homme. La task force offrirait une garantie et une confiance aux États membres désireux de fournir des équipements et des technologies pour renforcer le soutien à la sécurité de la PNH. Le Conseil de sécurité pourrait accueillir favorablement une demande d’assistance de ce type de la part du gouvernement haïtien et encourager les États membres à répondre en contribuant à l’équipe spéciale.

Option 2 : Force spéciale multinationale

Un groupe d’États membres, agissant bilatéralement à l’invitation du gouvernement haïtien, pourrait créer une force spéciale pour aider la PNH à s’attaquer aux gangs, notamment par des opérations conjointes de frappe, d’isolement et de confinement dans tout le pays. Le Conseil de sécurité pourrait accueillir favorablement une telle force spéciale, dont la viabilité serait renforcée par l’existence d’un large soutien politique et social en faveur de son déploiement et par un accord significatif entre le gouvernement et l’opposition sur une voie politique à suivre pour Haïti. La force spéciale serait composée d’unités de police spéciales bien équipées fournies par un groupe d’États membres, l’un d’entre eux faisant office de pays chef de file en termes de commandement et de direction des opérations. Le BINUH contrôlerait et rendrait compte de la conformité du soutien fourni avec les normes et standards pertinents en matière de droits de l’homme.

 Nous vous invitons à prendre connaissance de cette interview accordée à moins de 24 heures par l’ambassadeur du Canada en Haïti relativement, entre autres sujets,  à la présentation du projet de résolution sur Haïti au Conseil de Sécurité des Nations Unies , ce lundi 17 octobre.

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