Communiqué
Dimanche 16 octobre 2022 ((rezonodwes.com))–
L’avènement de la deuxième génération des Droits humains était un soulagement légal pour les classes les plus défavorisées et appauvries. C »était et c’est le fruit de le cri de leur misère, de leur souffrance et de leur adversité. Ceci a fait de l’État un père à plusieurs responsabilités qui ne doit, en aucun cas, faillir à ses missions régaliennes.
L’efficacité de ses actions se juge au regard des satisfactions données et constatées à court, moyen et long terme. Mais, semble-t-il certains États sont loin de se comporter en bon père responsable. C’est malheureusement le cas de l’État des hommes de Vertières (État haïtien).
Selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), par l’entremise de son directeur pour Haïti, Jean-Martin Bauer, en date du 14 octobre 2022, près de 19 000 personnes à Cité-Soleil vivent dans l’insuffisance et dans l’extrême insécurité alimentaire, voire même dans l’impossibilité de manger une fois par jour.
Il en a profité pour dire que la majorité de la population Haïtienne est plongée dans une insécurité alimentaire aiguë, soit un total de 200 000 personnes et une augmentation de demi-million en situation d’urgence alimentaire, dans une interview accordée à la RFI. Cette situation exige une réponse urgente de la part des autorités concernées qui se feignent aveugles aux conditions inhumaines.
C’est une violation très grave au regard des Droits Économiques et Sociaux notamment au regard de l’article 11 du pacte international relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels.
L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques Sociaux et Culturels (INDDESC) poursuit ses démarches qui consistent à accompagner le peuple haïtien en vue de faire respecter ses droits et exhorte au gouvernement d’élaborer dans l’immédiat des politiques publiques visant à rendre la nourriture accessible en quantité et en qualité à toutes les filles et tous les fils de la première République Noire libre au monde (Haïti).

