Fritz Alphonse Jean : « Ne nous laissons pas céder au désespoir »

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La situation chaotique du pays est la conséquence de la violence exercée par le système politique, économique et social, fondamentalement liée à la mauvaise gouvernance héritée d’un État failli, dresse le Président désigné de l’Accord Montana, l’économiste Fritz Alphonse Jean, dans une adresse à la nation.

Jeudi 22 septembre 2022 ((rezonodwes.com))–

La décision du gouvernement de facto de revoir à la hausse les prix du carburant a basculé le pays dans le chaos. Des violents troubles sociaux illustrés par des scènes de pillage, d’incendie de biens publics à Port-au-Prince comme ailleurs confirment que la base du désordre était déjà en chantier, analyse le Président Fritz Alphonse Jean.

L’expression de la dette sociale trainée depuis des lustres se traduit par l’absence de services de base, de l’exclusion, de la misère, décortique-t-il.

Aux Gonaïves, le spectacle effarant de deux femmes qui se lient pour évacuer un sac de riz lors d’une scène de pillage, est révélateur d’un déshonneur total, qui doit nous interpeller. Le département de l’Artibonite grenier du pays, selon Fritz Alphonse Jean, devrait être épargné de cette opprobre.

« Ne nous laissons pas céder à ce désespoir qui peut nous faire dérouter de nos rêves », encourage-t-il.

La construction de la nouvelle Haïti passe incontestablement par des changements en profondeur au sein de l’État, prône l’élu de l’Accord Montana. L’économiste Fritz Alphonse Jean qui s’exprime sur la dégradation de la crise sociopolitique du pays manifestée par les évènements malheureux, appelle à des mesures fortes pour relever l’État.

La problématique de la mainmise d’un secteur sur l’appareil de l’État, la pratique de la corruption, l’institutionnalisation de la contrebande engendrant l’insécurité doivent être adressées, de l’avis de l’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH).

Des réformes s’imposent pour réorganiser l’État, résoudre les défis de l’insécurité, l’invasion fiscale et les disparités sociales.

L’alternative de l’Accord Montana renouvelle son engagement de conduire le pays vers des chantiers de réformes afin de redonner à l’État ses lettres de noblesse, soutient-il.

Fritz Alphonse Jean vante les attributions de la « transition de rupture » qui, selon ses considérations, s’engage à la réalisation des élections libres, démocratiques et honnêtes.

La création d’une nouvelle société, d’une économie florissante, d’une société égalitaire est tributaire d’une entente nationale, plaide-t-il.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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