Lundi 6 juin 2022 ((rezonodwes.com))—Après la publication des fameux textes de New York Times expliquant clairement les chemins de l’infamie et l’appauvrissement sur lesquels la France et les Etats-Unis ont placé Haiti, quelque vingt-et un an après l’épopée de 1804, on s’attendait à ce qu’une prise de conscience de notre état de peuple soit manifestée.
Mais, malheureusement, notre laxysme nous laisse conduire vers un autre cent ans de honte et de misère avec l’application à venir d’un autre code pénal “amoral”.
Au onzième mois de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moise, il est fort à parier que ni Laurent Lamothe, ni Claude Joseph encore moins sa veuve Martine Moise, ne viendraient soulever le grave problème que poserait l’application du code pénal amoral contesté de Jovenel Moise, jugé impropre à la consommation haïtienne.
Ce code pénal, qui a été sévèrement critiqué dans le passé par l’église catholique, victime à plusieurs reprises d’actes de kidnapping, jusqu’à samedi dernier à Bassin Bleu, dans le nord’ouest du pays, est appelé à redéfinir les données et précipiter davantage Haiti dans l’abîme avec l’adoption de moeurs importés d’outre-mer.
Les autorites Tet Kale, appuyées par le Core Group dont le Canada, accusé d’être le principal instigateur du Code pénal devant conduire la jeunesse haitienne à la débauche, selon les dénonciations de l’ex-sénateur Jean-Renel Senatus, n’entendent qu’un son de cloche en dépit des mega-manifestations de 2020 pour dénoncer l’illégalité et l’inconstitutionnalité de ce document.
Haiti, une nation appauvrie et condamnée depuis 1910 à n’appliquer que les diktats de l’international à travers ses marionettes placées dans les allées du pouvoir, “s’enfoncera pour au moins un siècle encore dans la misère abjecte, si les haitiens ne disent pas non haut et fort à l’entrée en vigueur de ce code pénal amoral”, a suggéré Dr. Josué Renaud de NEHRO.
Ce 7 juin 2022, l’heure est-elle au discours flagorneur encensant Jovenel Moise qui a laissé “yon sigarèt limen nan de bout” pour le peuple haitien ou devrions-nous simplement soulever avec hypocrisie la question de “Justice pour Jovenel Moise” quand l’on sait bien que l’une des personnes soupconnées de son assassinat, Dr. Ariel Henry, est parti depuis le 3 juin déjeuner, diner et boire à la même table avec ceux-là mêmes qui affirment lutter pour remonter aux auteurs et complices de son assassinat ?
“Jistis pou Jovenel”, désormais rime avec “jistis pou Met Dorval” et “A bas le Code Pénal amoral de Jovenel Moise”, car avec ces trois interrogations encore pendantes, Haiti pap fè yon pa kita yon pa nago. Arrêtez de nous mentir à nous mêmes.

