Samedi 4 juin 2022 ((rezonodwes.com))– Vendredi sur le tarmac de l’aéroport Toussaint Louverture, il ne manquait que les musiciens du palais national pour venir saluer le départ du premier ministre de facto, Dr Ariel Henry, pour le Sommet des Amériques où sa gestion du flux migratoire des Haïtiens vers les États-Unis sera mise à rude épreuve, en dépit de ses déclarations contradictoires.
Au cours de son point de presse, Dr. Henry, installé au pouvoir par le Core Group veillant sur les grains en son absence non remarquée, a invité les haitiens à faire un dépassement de soi pour sortir le pays dans cette ornière, sans toutefois remettre en cause les années de mal gouvernance de PHTK.
Ariel Henry a soigneusement évité de soulever la douloureuse question de la prise de Martissant par les gangs fédérés G9, mais a laissé entendre qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour sauver Haïti.
Pourtant, le neurochirurgien, dont les étroites relations avec le suspect-clé Badio, ont été révélées par la DCPJ, constitue lui-même une entrave à la justice dans l’affaire de l’assassinat du président Jovenel Moïse.
A l’approche du 11e mois de l’assassinat de Jovenel Moïse, le 5ème juge d’instruction nommé par le doyen Bernard St-Vil, n’a encore donné aucun signe sur une éventuelle audition du PM de facto qui devrait expliquer pourquoi il s’était mis à couvert lorsque les arrestations se multipliaient dans la capitale haïtienne après ce magnicide.

