Haïti|Violence et impunité – Mariani : le comble de l’horreur. Un policier décapité par les gangs armés

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Un policier parmi les dernières victimes d’actes de violence perpétrés par des gangs armés fédérés par le pouvoir PHTK.

A moins de 72 heures de la visite de Anne Witkowsky, Secrétaire d’État adjointe américain, à Port-au-Prince, pour venir, laisse-t-on croire, « soutenir un dialogue politique inclusif, mené par les Haïtiens« , alors que l’Accord Montana avait déjà emboîté le pas, la violence aveugle des gangs fédérés par le régime PHTK voulant à tout prix organiser des élections frauduleuses, se poursuit sur la Nationale #2 au niveau de Martissant, Mariani… des zones coupées pratiquement du reste du pays depuis environ 8 mois.


Samedi 5 mars 2022 ((rezonodwes.com))–La volonté des gangs armés de Village-de-Dieu et de Grand-Ravine d’étendre leurs tentacules pour installer la terreur a coûté la vie à plusieurs citoyens dont le policier Mackenson Bontemps, selon des riverains de Mariani, zone périphérique de la commune de Gressier.

À Mariani, un après-midi de violence, à la suite d’affrontements entre gangs armés pour le contrôle de territoire et forces de l’ordre. Selon des témoignages, des bandits armés qui tentaient d’installer, vendredi, un réseau de criminels ont dû croiser le fer avec des policiers. Au bilan, un agent de l’ordre répondant au nom de Mackenson Bontemps a été tué dans les affrontements.

Il est rapporté que la victime a été décapitée et le reste du cadavre restait allongé sur la voie publique jusqu’à la tombée de la nuit. D’autres cas de victimes dans les rangs de la population civile, au moins une demi-douzaine, ont été également comptabilisées. 

Le climat de l’insécurité à Port-au-Prince et dans des villes de province tend à se détériorer au quotidien. Des réseaux de hors-la-loi, bénéficiant de la complicité des autorités policières, assassinent, violent, volent, kidnappent des citoyens.

Le règne de la violence institutionnalisé par les bandits impacte grandement toute initiative de développement dans des quartiers contrôlés par des gangs.

Il est à signaler que depuis plus d’un an quatre départements géographiques d’Haïti (Sud, Sud’Est, Nippes et Grand’Anse) sont pratiquement coupés de la capitale en raison de la violence imposée par des seigneurs de la terreur dans l’entrée Sud de Port-au-Prince, à Martissant. Le gouvernement reste muet en dépit des cris des usagers de la route nationale numéro 2 qui exigent l’intervention de l’État pour mettre fin à la criminalité entretenue par les bandits dirigés par les caïds «Izo» et «Ti Lapli».

Mais, la seule chose qui compte pour l’instant, la planification des élections à tout prix, pour perpétuer le régime. Tous les moyens sont bons pour y parvenir, ont soutenu des organismes de droits humains.

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