27 octobre 2026
Autobus détourné par les «400 Mawozo» : aucune nouvelle des passagers kidnappés
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Autobus détourné par les «400 Mawozo» : aucune nouvelle des passagers kidnappés

À Port-au-Prince, la fréquence inquiétante des cas d’enlèvement fait craindre une banalisation de cet acte criminel. En plein jour, au quotidien, les kidnappeurs, particulièrement les bandits du gang des «400 Mawozo» établis à Croix-des-Bouquets, défilent, exercent leur forfait dans une totale impunité.

Dimanche 6 février 2022 ((rezonodwes.com))–

Plus de 48 heures après le rapt collectif d’une vingtaine de passagers de Sans-Souci, la compagnie reste sans nouvelle des occupants de l’autobus qui revenait du Cap-Haïtien. Les démarches entreprises par les proches des victimes et des responsables de la compagnie demeurent sans succès, selon une source contactée par Rezo Nòdwès.

Les occupants de l’autobus, une vingtaine et les aide-chauffeurs, sous la menace des bandits, ont été conduits dans un lieu de séquestration à Malpasse. En outre, le véhicule dans un premier temps détourné par les «400 Mawozo» a été autorisé à abandonner les lieux. Dans l’optique d’écarter tout indice relatif à la localisation des otages, le gang des «400 Mawozo» s’est résolu de libérer le véhicule, a souligné la source, après les témoignages du chauffeur relâché.

Entre-temps, les passagers se sont vus privés de tout ce qu’ils disposaient lors de ce voyage entre Ouanaminthe, Cap-Haïtien et Port-au-Prince. Les téléphones et tous les bagages ont été confisqués par les bandits, déplore l’employé, haut cadre de la compagnie de transport public. Les appels téléphoniques placés de manière incessante auprès des passagers kidnappés, n’ont pas pu aboutir.

Dans l’intervalle, le chauffeur a été auditionné par la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ). La PNH saisie du dossier, comme ce fut régulièrement le cas, n’envisage aucune intervention pour faciliter la libération des otages. Dans le même registre, c’est la consternation au sein de la famille des kidnappés. La peur, l’anxiété et la crainte d’éliminer les otages hantent l’esprit des proches des passagers.

Pour l’heure, la stratégie engagée par les «400 Mawozo» vise à intensifier les cas de kidnapping et normaliser le crime dans le désengagement total des autorités policières. 

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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