27 octobre 2026
Dossier Jovenel : désigné pour remplacer le juge Orélien, Chavannes Etienne craint pour sa vie
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Dossier Jovenel : désigné pour remplacer le juge Orélien, Chavannes Etienne craint pour sa vie

Assassinat Jovenel Moïse : Le nouveau juge désigné, Chavanne Etienne,  est encore indécis, sa famille craint pour sa vie

Samedi 5 février 2022 ((rezonodwes.com))–

Le nouveau  juge nommé pour superviser l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse a déclaré vendredi à l’Associated Press qu’il n’avait pas décidé de se saisir de l’affaire, craignant de mettre sa vie en danger.

Le juge Chavannes Étienne a déclaré que sa famille faisait pression sur lui pour qu’il n’accepte pas l’affaire car ils craignent pour sa vie. S’il acceptait, il deviendrait le troisième juge à se saisir de l’affaire.

Il n’était pas immédiatement clair si Étienne devait répondre à une certaine date. Il avait précédemment supervisé l’enquête sur le massacre de quelques dizaines de personnes en novembre 2018 à La Saline, un bidonville en bord de mer dans la capitale haïtienne.

Le juge Bernard Saint-Vil, doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, a déclaré à l’AP qu’il avait choisi Étienne mais a refusé de commenter davantage par crainte que la rotation actuelle des juges ne retarde l’affaire. .

Le juge Garry Orélien avait supervisé l’affaire mais a récemment démissionné au milieu d’allégations de corruption qu’il a niées. Il avait également demandé plus de temps pour enquêter sur le meurtre du 7 juillet, mais Saint-Vil a rejeté la demande.

Orélien a été nommé après la démission d’un autre juge en août pour des raisons personnelles, une décision intervenue après le décès d’un de ses assistants dans des circonstances peu claires.

Plus de 40 personnes ont été arrêtées pour le meurtre de Moïse dans sa résidence privée, dont plusieurs policiers haïtiens, un ancien sénateur et 18 anciens soldats colombiens, dont la plupart, selon le gouvernement colombien, ont été dupés.

Deux autres suspects ont récemment été extradés vers les États-Unis : Rodolphe Jaar, un ancien informateur du gouvernement américain arrêté en République dominicaine en janvier, et Mario Palacios, un ancien militaire colombien arrêté en Jamaïque en octobre.

L’avocat de Palacios avait demandé un mois supplémentaire pour préparer sa défense, ce qu’un juge fédéral de Miami lui a accordé vendredi. L’avocat de la défense a déclaré que Palacios plaiderait non coupable en mars. Pendant ce temps, une audience pour Jaar a été reportée à plus tard ce mois-ci. Il n’a pas plaidé coupable et a récemment obtenu un nouvel avocat de la défense.

Jaar et Palacios ont été accusés de complot en vue de commettre un meurtre ou un enlèvement en dehors des États-Unis et d’avoir fourni un soutien matériel ayant entraîné la mort, sachant ou ayant l’intention qu’un tel soutien matériel serait utilisé pour préparer ou exécuter le complot visant à tuer ou à kidnapper.

Rappelons que , selon les observateurs avisés, l’assassinat du Président d’Haïti, Jovenel Moïse, est le fruit d’une opération orchestrée par des forces mercenaires, exécutée par des assassins colombiens, financée par des sociétés américaines, planifiée depuis le territoire des États-Unis et d’Haïti et réglementée par un contrat qui devrait profiter personnellement aux meurtriers en leur octroyant d’importants avantages économiques issus de la vente d’actifs de l’État haïtien.

En ce sens cet assassinat a constitué, de facto, un coup d’État et un acte de terrorisme qui a porté atteinte à l’ordre constitutionnel d’Haïti – une situation qui correspond textuellement à la qualification d’un « acte d’agression », tel que défini par la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale – et qui a été perpétré par des groupes criminels organisés transnationaux.

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