12ème Commémoration du séisme : Au Palais national, le PM de facto douche certains politiciens, mais se fait chahuter par des jovenelistes

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Pour le premier ministre de facto, Ariel Henry, les catastrophes provoquées par des leaders politiques sadiques, alimentant le chaos social, promoteurs d’assassinats politiques, sont à craindre au même titre que les aléas naturels.

Jeudi 13 janvier 2022 ((rezonodwes.com))–

À l’occasion de la 12ème Commémoration du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le chef du gouvernement de facto, Ariel Henry, s’en est pris à des franges de la classe politique et de l’élite économique qui planifient l’effondrement du pays.

Sans citer de nom, il souligne l’assassinat de l’ancien Président Jovenel Moïse, considéré comme un acte sans nom. En outre, il met l’accent sur des politiques qui planifient son assassinat en évoquant les événements du 17 octobre 2021 à Pont-Rouge  et ceux du 1er janvier 2022 aux Gonaïves.

«Les valeurs morales s’effritent, des assassins ont exécuté un Président de la République. Ils s’organisent également pour tuer un premier ministre. Dans le transport public, des citoyens se font assassiner, déplore-t-il.

Ariel Henry, cité par le journal américain New-York Times dans l’assassinat de Jovenel Moïse, fait la leçon aux politiques, dit-il, qui tirent les ficelles dans l’instabilité politique et l’insécurité. Il plaide en faveur d’un changement de comportement, d’un retour à l’humanité dans le coeur des acteurs, condition sine qua non au relèvement d’Haïti.

Dans un autre registre, le patron de la Primature, indexé pour une deuxième fois par le tabloïd américain, après le rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) l’impliquant dans l’exécution d’un Chef de l’État qui l’a choisi pour conduire sa politique gouvernementale, salue la remise en état de fonctionnement du Lycée national de La Saline, dysfonctionnel depuis plus de 3 ans. Il applaudit l’engagement citoyen dans cet acte qui vaut la postérité, considère-t-il.

Au Palais national, mercredi, la cérémonie oecuménique à l’intention des victimes du tremblement de terre a été l’occasion pour des sympathisants de l’ancien Président Jovenel Moïse de réclamer la tête du Premier ministre Ariel Henry.

Des agents de l’USGPN instruits par le coordonnateur général de la sécurité du Palais présidentiel ont du se mette en quatre pour évacuer les voix discordantes de la 12e commémoration du séisme du 12 janvier 2010.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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