La passivité des autorités policières, qui ne s’activent pas pour mettre un frein au phénomène du kidnapping, révolte des employés du Ministère de l’économie et des finances (MEF). Les différentes voies ouvrant sur l’avenue Charles Sumner, ont été fermées à la circulation automobile en guise de réaction à l’enlèvement d’un cadre du MEF.
Vendredi 24 septembre 2021 ((rezonodwes.com))– Il est rapporté qu’au moins une demi-douzaine de personnes ont été enlevées, dans la soirée du jeudi 23 septembre, au centre-ville de Port-au-Prince.
Parmi les victimes on signale l’animatrice Mackenzie Simon, Marc-Kenley Mogène, cadre au MEF, Herby Lafrance, et la mère du chanteur du groupe Vayb, Michael Guirand.
En signe de mécontentement, des employés du MEF ont tenu, vendredi, un mouvement de protestation pour exiger la libération des otages. Des carcasses de véhicules, des troncs d’arbres, des pneus enflammés ont été dressés sur la voie publique. Les différentes sections au ministère ont été à l’arrêt.
Les protestataires ont dénoncé la passivité des forces de l’ordre dans le pourrissement de l’insécurité. Aucune initiative n’a été envisagée par la Police nationale d’Haïti pour mettre hors d’état de nuire les réseaux de kidnappeurs qui décapitalisent les familles, dénoncent les manifestants.
L’insécurité, manifestée particulièrement par des actes d’enlèvement, semble avoir franchi le seuil de l’inacceptable. C’est devenu la norme que la séquence du kidnapping varie. La courbe varie d’une semaine à l’autre et les bandits opèrent au rythme de leurs caprices.
Pour les nouvelles victimes, aucune information sur le montant des rançons exigées par les ravisseurs. Les proches des kidnappés, pour protéger les otages, tentent de faire de leur mieux pour faciliter des négociations, alors que la PNH s’affiche de plus en plus comme complice, de l’avis des observateurs.
Hervé Noël
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