28 octobre 2026
Au moins un mort pendant une démonstration des gangs G9 de Jimmy Barbecue à Port-au-Prince
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Au moins un mort pendant une démonstration des gangs G9 de Jimmy Barbecue à Port-au-Prince

La police muscle ses interventions uniquement face aux civils non armés. Jodi-a yo tout kraponen devan bandi ! Probablement, dirait-elle plus tard, à travers sa porte-parole, c’est « pour éviter des dommages collatéraux ». Bèl eskiz ! Entre-temps, un innocent perd malencontreusement sa vie. Qui viendra lui faire justice ?

Jeudi 2 septembre 2021 ((rezonodwes.com))–

La Police nationale d’Haïti (PNH) s’est montrée indifférente face à la démonstration de plusieurs dizaines de civils lourdement armés défilant dans plusieurs axes du centre-ville de Port-au-Prince._

Les premiers témoignages font état d’une situation de terreur entretenue par des civils armés au centre-ville de Port-au-Prince. Des hommes lourdement armés affiliés à la coalition «G9 an fanmi e alye» ont dégainé leurs armes de gros calibre et contraint des citoyens à se retrancher pendant plus d’une heure. 

Au moins une personne a été touchée lors de cette démonstration. À la rue Pavée, le corps du petit commerçant Silfonet Maxi gisant dans son sang était resté allongé à quelques pas de son tréteau, a-t-on pu constater.

Sa femme Rita Vilceus Maxi, inconsolable, a évoqué le départ tragique d’un mari modèle. Le sexagénaire qui s’apprêtait à installer ses produits de prêt-à-porter a été atteint à la nuque.

Parallèlement, jeudi de très tôt, des employés de la Banque de la République d’Haïti (BRH) ont dû lancer des appels de détresse face aux détonations automatiques qui résonnaient dans l’entourage de l’institution. Des cris qui sont restés vains, car aucune intervention des forces de l’ordre n’a été signalée, rapportent des témoins 

D’autres quartiers comme Martissant, Fontamara ont connu une situation de tension consécutive au défilé des bandits de l’entrée Sud de Port-au-Prince. 

L’insécurité dans la capitale haïtienne est devenue un sujet de grande préoccupation. À la Croix-des-Bouquets, des affrontements entre des bandits du redoutable gang des «400 Mawozo» et les civils armés de la bande «4 Ponyèt» ont coûté la vie à 3 citoyens.

Avec la multiplication des poches de gangs, les exécutions sommaires et l’intensification des cas de kidnapping, l’insécurité dans la capitale semble être loin d’interpeller les autorités concernées.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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