Haïti en tête de liste des plus longues récessions au monde. Une situation aggravée par la corruption, l’insécurité… et le séisme du 14 aout, admet enfin Jean Baden Dubois de la BRH

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« Les gangs sont les plus gros employeurs. Nous devons créer des emplois, et en même temps mettre les gangs au chômage », a prévenu M. Dubois.

L’activité économique est compromise par la situation politique et la violence aveugle des gangs pro-pouvoir PHTK qui ont paralysé des régions entières du pays et entraîné une augmentation de l’émigration. Cette situation délicate a provoqué une flambée des prix de certains produits importés dans des régions difficiles d’accès, a indiqué M. Dubois de la Banque Centrale.

En ce sens, quelles ont été donc les grandes œuvres de Jovenel Moise que Martine Moise-Dermalog est appelée à venir poursuivre, alors que Jean Baden Dubois vient de confirmer, que « l’économie haïtienne se contracte pour la troisième année consécutive« . Qui était au pouvoir entre-temps ? Les faits parlent d’eux-mêmes, se pa voye monte nan la prèss lòt bò dlo ak bay manti ki pral ba’w karaktè ki se pa yon bagay yo vann nan mache ni nan lekòl.

Jeudi 2 septembre 2021 ((rezonodwes.com))–Le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti le 14 août dernier, va aggraver l’une des plus longues récessions du monde, selon la Banque Centrale d’Haïti.

« On s’attendait déjà à ce que l’économie se contracte pour la troisième année consécutive, mais le séisme va déclencher une récession qui « dépasse de loin » les prévisions officielles de la banque, à savoir une contraction de 2,1 %, a déclaré mercredi le gouverneur de la banque centrale d’Haïti, Jean Baden Dubois. Toutefois, M. Dubois a toujours obéi aveuglément aux recommandations de Jovenel Moise et de l’équipe Tèt Kale pour jongler avec les finances du pays au point que celui-ci arrive à exiger que tout transfert d’argent de la diaspora vers Haïti soit remis en monnaie locale – zòrèy bourik -.

L’activité économique est compromise par la situation politique et la violence des gangs qui ont paralysé des régions entières du pays et entraîné une augmentation de l’émigration. Cette situation délicate a provoqué une flambée des prix de certains produits importés dans des régions difficiles d’accès, a indiqué M. Dubois.

Le tremblement de terre de magnitude 7,2 qui a frappé le Grand Sud le 14 août, a détruit des dizaines de milliers de bâtiments et tué plus de 2 000 personnes. Le pays était déjà à cran après l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet.

Les autorités sont encore en train d’enregistrer les dégâts causés par le séisme, mais selon des estimations même prudentes, ils dépasseront les 3 milliards de dollars.

Modèle de Singapour

En 2020, le produit intérieur brut par habitant d’Haïti n’était que de 1 199 USD – soit environ 25 % de celui de la Jamaïque et un sixième de celui de la République dominicaine – et l’économie a subi plusieurs décennies de pertes de croissance faibles ou négatives.

Haïti doit suivre l’exemple de Singapour si elle espère réduire la pauvreté et combler l’écart avec les pays voisins plus riches, a suggéré M. Dubois. Cela signifie qu’il faut améliorer la sécurité, la priorité absolue, a-t-il dit.

« Je pense que la première chose que Singapour a réussie, c’est la loi et l’ordre, et c’est par là que nous devons commencer. Le gouvernement de Singapour a également investi dans l’éducation et fait du pays une destination attrayante pour les investisseurs étrangers », a indiqué M. Dubois, alors qu’un régime inconstitutionnel et illégitime est au pouvoir depuis environ deux mois tout en s’enorgueillissant à marquer des pas sur place.

Le taux de chômage élevé du pays, stimulé par une pandémie qui a réduit la demande de travailleurs haïtiens au Brésil, au Chili et en République dominicaine, n’a fait qu’alimenter le crime organisé et impuni.

« Les gangs sont les plus gros employeurs. Nous devons créer des emplois, et en même temps mettre les gangs au chômage« , a prévenu M. Dubois.

diaspora haïtienne

Bien que ses terres soient fertiles et qu’il partage une île avec la République dominicaine – l’une des économies les plus prospères de la région – Haïti est resté à la traîne. Elle ne tire pas un revenu important du tourisme ou des services financiers, comme c’est le cas de nombreuses autres nations des Caraïbes. Elle compte plutôt sur les envois de fonds des Haïtiens à l’étranger pour payer les importations.

D’octobre à mai, le pays a dépensé 3,4 milliards de dollars US en importations, mais n’a exporté que 700 millions de dollars US. Les transferts de fonds de la diaspora haïtienne, qui compte 3,2 millions de personnes, représentent environ 35 % du PIB, a indiqué M. Dubois. Néanmoins, les Haïtiens de l’étranger doivent faire davantage pour leur pays, a-t-il ajouté.

Pour Mme Dubois, « il est temps que tous les enfants d’Haïti, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, commencent à donner à leur tour. Avec cela, je pense que nous pouvons nous remettre sur les rails, commencer à aller de l’avant et envisager un avenir meilleur« . Mais, M. Dubois doit désormais apprendre à dire non aux apprentis-dictateurs, des nuls en matière de gestion et d’économie d’un pays.

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