27 octobre 2026
Diversion et cafouillage autour de l’assassinat de Jovenel Moïse
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Diversion et cafouillage autour de l’assassinat de Jovenel Moïse

Les révélations de la presse Colombienne relatives à l’implication du Premier ministre de facto Claude Joseph dans l’assassinat de Jovenel Moïse viennent de renforcer les zones d’ombre dans ce crime historique

Jeudi 15 juillet 2021 ((rezonodwes.com))– En conférence de presse, jeudi, le directeur général ai de la Police nationale d’Haïti, Léon Charles a défendu l’idée que l’enquête sur le meurtre du 58ème Chef d’État progresse, arguant que les dernières arrestations augurent des perspectives encourageantes en qui concerne l’aboutissement de l’enquête. 

«Vingt-trois suspects ont été interpellés, sept personnes font l’objet d’un mandat d’amener, quatre individus sont activement recherchés, vingt-sept auditions ont été réalisées», a précisé Léon Charles.

À l’instar de la multiplication des dispositions pour optimiser la traque des coupables, la PNH s’est lancée dans un matraquage médiatique pour distraire l’opinion, commentent certains citoyens.

Quotidiennement, des points de presse sur l’évolution du dossier sont tenus. Le directeur général ai de la PNH, Léon Charles, dans une communication verrouillée, à défaut des redites, communique de manière parcimonieuse, des bribes d’information sur l’état d’avancement des opérations des unités spécialisées.

Des interventions, loin de convaincre l’opinion, renforcent des doutes sur la possibilité que la lumière soit faite sur le dossier. Pourquoi avoir identifié, moins d’une heure après le crime l’identité des assassins, s’interrogent certains avisés ?

Qu’est-ce qui explique cette célérité dans les interventions du responsable de la PNH à désapprouver le média colombien Noticias Caracol sur une possible responsabilité du Chef du gouvernement de facto dans l’exécution opérée dans la nuit du 6 au 7 juillet, se questionnent des avisés. Alors que l’enquête progresse, Léon Charles écarte toute possibilité d’auditionner Claude Joseph en évoquant son innocence.

À ce rythme là, les autorités policières semblent vouloir bouclé l’enquête en protégeant des pistes susceptibles de corroborer des indices, a estimé Youri Latortue.

Une semaine après l’assassinat, les autorités de Port-au-Prince procèdent par des méthodes de tâtonnement, ce qui peut compromettre les conclusions tant attendues. 

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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