Mardi 15 juin 2021 ((rezonodwes.com))– Des milliers de jeunes haïtiens pensaient qu’après avoir fui le pays de Jovenel Moïse pour s’installer au Chili, ils avaient laissé derrière eux les supplices administratifs infligés par des institutions, qui, en principe, devraient leur faciliter la vie.
Ils ont vite déchanté quand, pour obtenir leur résidence permanente, il leur a fallu faire encore appel aux autorités laxistes d’Haïti pour obtenir leur casier judiciaire, document réclamé par le gouvernement chilien aux étrangers désirant régulariser leur situation dans le pays andin.
Véritable casse-tête. Les mois passent et les années s’écoulent. Aucun signe de ce précieux sésame capable de leur ouvir bien des portes au niveau des services de l’immigration.
Et, comme si leur angoisse et souffrance ne suffisaient plus, certains responsables d’institutions chiliennes se sont mis de la partie en obligeant les ressortissants haïtiens à retourner à l’état civil chilien pour effectuer des démarches, en principe, non nécessaires.
En effet, des centaines d’Haïtiens ont dû se masser devant le bureau de l’état civil de la rue Huérfanos, à Santiago, pour résoudre un problème lié à leur carte d’identité.
Le problème se pose car tout le monde a sa carte d’identité expirée, et bien
Alors que par décret toutes les cartes expirées en 2019 et 2020 ont été validées jusqu’en février 2022, il existe des établissements financiers qui demandent uniquement aux Haïtiens de les renouveler pour avoir accès aux services.
À l’heure actuelle, les citoyens haïtiens reçoivent un document attestant que leurs cartes (cédulas) sont toujours valables.
Rubén Rivas, directeur régional de l’État civil, a finalement révélé que les entités qui demandent aux haïtiens le renouvellement du document d’identification font l’objet d’une enquête.


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