Abinader tourne dimanche la page de la dictature Trujillo alors que Jovenel Moise et Gonzague Day travaillent pour le retour de la dictature néo-duvaliériste en Haïti

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Président Abinader : »Les 31 années de l’histoire de la dictature de Trujillo sont la plus abominable de la République dominicaine, où la peur imprégnait la société et où le culte du chef était imposé par le sang et le feu« . Jovenel Moise et Gonzague Day peuvent-ils en dire autant des 29 ans des Duvalier au pouvoir en Haïti ?

La République Dominicaine commémore dimanche le 60e anniversaire de l’exécution du dictateur Rafael Leonidas Trujillo, qui a eu lieu le 30 mai 1961.

Dr. Georges Michel|Constitution de Jovenel Moise : « La décharge n’est plus exigée pour être candidat (barrière libre aux voleurs!); Élimination malveillante de la date hautement symbolique du 7 février; Deux mandats consécutifs pour le président (10 ans), probablement davantage avec des amendements à volonté (comme en Afrique); La Cour des comptes perd son indépendance; L’armée est placée directement sous les ordres du président comme sous Duvalier…« 

Samedi 29 mai 2021 ((rezonodwes.com))–Le ministre de facto Gonzague Day, fils du tortionnaire duvaliériste Edner Day, de triste mémoire, en intégrant à cœur joie le régime néo-duvaliériste de Jovenel Moise, n’a pas une seule fois raté l’occasion de manifester ouvertement ses velléités pour un retour à la dictature en Haïti alors que, chez nos voisins, le président Luis Abinader, en tirant un trait définitif sur la tyrannie, condamne samedi la dictature de Leonidas Trujillo.

Jovenel Moïse, Gonzague Day (qui a essuyé une rebuffade le week-end dernier à New York dans ses efforts de vendre en vain le projet de referendum illégal) et autres nostalgiques du régime des Duvalier, travaillent d’arrache-pied pour éliminer « 7 février 1986 » dans la mémoire collective.

Selon Dr. Georges Michel, ancien constitutionnalise, « l’avant-projet de constitution est constamment dirigé par une volonté malveillante de détruire toutes les institutions nationales que nous avons si péniblement mises en place depuis plus de 30 ans et d’éliminer systématiquement les acquis de 1987« , notamment à compter du 7 février 1986. « La décharge n’est plus exigée pour être candidat (barrière libre aux voleurs!) et la police ne dépendra plus du ministère de la Justice, ce qui augmente beaucoup son risque de politisation« .

Par ailleurs, la République dominicaine commémore dimanche le 60e anniversaire de l’exécution du tyran Rafael Leonidas Trujillo, qui a eu lieu le 30 mai 1961.

Samedi soir, le président Luis Abinader, lors de la cérémonie de commémoration organisée au Centre des Héros de la capitale, a qualifié « les 31 années de dictature de Trujillo d’histoire la plus abominable de la République dominicaine, où la peur imprégnait la société et où le culte du chef était imposé dans le sang et le feu« .

Trujillo et Duvalier, à Jimani – janvier 1958

Il a ajouté que l’approche idéologique de Trujillo l’a amené à serrer la main de tous les dictateurs – François Duvalier – qu’il a rencontrés et à donner refuge à beaucoup d’autres.

M. Abinader a souligné que « cette commémoration de l’exécution du dictateur n’est pas seulement un acte de revendication, c’est une ferme conviction de bannir les maux hérités du dictateur : violence, corruption et impunité« .

Ce dimanche a été déclaré par le chef de l’État, dans un décret récemment publié, « Journée de la liberté » et a également créé une commission présidée par la ministre de la culture, Carmen Heredia, qui doit lancer une campagne qui profite de l’anniversaire pour promouvoir et éduquer autour de l’idée de la démocratie et des valeurs de l’État de droit.

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