Mardi 18 mai 2021 ((rezonodwes.com))– Depuis qu’il s’est fait passer un magistral savon par la maire Sainvil Rose-Mila Petit-Frère sur la place de l’Arcahaie, Jovenel Moïse n’a plus remis les pieds dans la cité archeloise pour célébrer le bicolore.
Comme pour toutes les autres fêtes nationales, le président de facto se contente de petites parades dans le périmètre restreint du champs de mars, particulièrement le Mupanah, la cour du siège de la Présidence et l’autel de la patrie.
Chef d’État au mandat expiré essayant par tous les moyens de jeter dans la poubelle la constitution de 1987 afin d’échapper à la reddition des comptes et de faire perdurer le pouvoir de son clan, Jovenel Moïse ne se fie plus qu’à ses gangs et à une clique de policiers dévoués pour se protéger contre la fureur d’un peuple bafoué par des promesses fallacieuses.
Eviter des déplacements dans des territoires hostiles et circonscrire ses activités dans des espaces surprotégés est devenu la préoccupation majeure de Jovenel Moïse dont la survie politique ne dépend que de l’appui de la communauté internationale, plus précisément les États-Unis d’Amérique.
Ce mardi, de très tôt, Jovenel Moïse, accompagné de son épouse, Martine Joseph, et de son premier ministre intérimaire, Claude Joseph, encore une fois, n’a pas dérogé à sa nouvelle règle, en déposant vite fait des fleurs à l’autel de la patie.
»Je me suis rendu, ce mardi, à l’autel de la patrie, à la cérémonie d’offrande florale en l’honneur des Héros de l’indépendance. Par ce geste, nous avons rendu hommage à nos ancêtres pour avoir créé notre bicolore qui est un symbole de paix, d’unité, de fraternité et de liberté », a publié Jovenel Moïse sur Twitter.

