Communiqué de presse
Port-au-Prince, samedi 8 Mai 2021 ((rezonodwes.com))– La Fondation Pain d’espoir est extrêmement préoccupée par l’évolution de l’insécurité en Haïti qui affecte également les enfants. Les cas d’enlèvements et d’assassinats ne cessent d’augmenter sous le regard impuissant des dirigeants.
Selon le dernier rapport de l’ONU, en février dernier, les cas de kidnapping ont augmenté de 200% sur les douze derniers mois. La Fondation Pain d’Espoir est indignée face à l’incapacité de l’État à freiner ce phénomène. La population vit dans une peur constante, directement ou indirectement, tous les Haïtiens y sont touchés. Une conjoncture difficile aussi bien pour les adultes que pour les enfants qui ne peuvent se rendre à l’école en toute confiance.
Rappelons que durant les trois derniers mois, plusieurs enfants et adolescents font partie de la liste incalculable de victimes du climat d’insécurité généralisée dans le pays. Des personnes de toutes catégories et classes sociales sont journalièrement enlevées et souvent assassinées. Quand l’enfant n’est pas la principale victime, il est directement touché par l’enlèvement d’un ami, d’un camarade, d’un parent, d’un professeur, du leader de son église, d’un voisin ou d’un proche.
La Fondation Pain d’Espoir analyse sérieusement l’impact de cette crise sécuritaire sur l’éducation et la santé mentale des enfants et sur l’avenir. Beaucoup de parents préfèrent laisser leurs enfants à la maison au lieu d’encourir le risque du kidnapping en les envoyant à l’école, d’autres les retirent tout simplement du pays, selon les témoignages de certains directeurs d’écoles classiques contactés. Les résultats scolaires ont considérablement baissé, ont également affirmé ces derniers.
La Fondation Pain d’Espoir exhorte le gouvernement à respecter le droit à l’éducation et le droit à la sécurité reconnus par la constitution haïtienne. Les enlèvements et les assassinats au quotidien dans le pays sont intolérables et la fondation condamne l’ampleur de la violence et les crimes impunis en Haïti.
Elle rappelle à l’État haïtien, son devoir de garantir l’éducation et la protection des enfants selon la convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par Haïti.
La Fondation Pain d’Espoir demande aux autorités de prendre en main leurs responsabilités et de rétablir la paix le plus vite que possible dans le pays afin que chaque enfant puisse jouir de son droit d’évoluer dans un environnement sécuritaire.
Jonathan RENE
Secrétaire
Téléphone : (509) 39 35 85 85

