18 octobre 2026
Le gouvernement stimule l’économie, il ne crée pas d’emplois
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Le gouvernement stimule l’économie, il ne crée pas d’emplois

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 756 dollars par habitant et un indice de développement humain le classant 169 sur 189 pays l’année dernière ainsi qu’une dévalorisation incontrôlée de la gourde, l’économie haïtienne montre aucun signe de croissance et de recouvrement. Tous les secteurs confondus accusent l’Etat de telle faillite, évoquant que le gouvernement a la responsabilité de donner à chaque haïtien un emploi bien rémunéré et épanouissant. 

Lundi 14 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Si l’Etat avait la capacité de créer directement de l’emploi, ceux-là qu’il recruterait deviendraient des fonctionnaires publics. Imaginez une société où tous les citoyens seraient des employés de l’Etat. Imaginez un pays où l’Etat serait investisseur et à la fois les secteurs public et privé. 

La police nationale, les forces militaires et les ministères sont les secteurs primordiaux dans lesquels le gouvernement intervient pour créer de l’emploi. Il lui faut un budget illimité pour qu’il continuasse à recruter et à augmenter ses effectifs pour que chaque Haïtien sécurise un boulot. Autrement, il stimule l’économie à travers des dépenses publiques ou en investissant des fonds vers des projets qui créeront de l’emploi. 

Voici comment l’économie haïtienne fonctionne; le gouvernement retire de l’argent entre les mains du consommateur sous formes de taxes, d’impôts, d’amendes ou de contraventions pour le remettre entre les mains du secteur privé sous formes de subventions pour que chaque service public que le peuple bénéficie soit une dette pour l’Etat. Les subventions sont financées par les taxes, des prêts, des dons humanitaires ou de la monnaie imprimée par la Banque de la République d’Haïti pour être mise en circulation. Cette dernière source, cependant, cause plus de mal que de bien au sens qu’elle entraîne une inflation qui dévalorise la gourde puisque la production nationale est déjà trop faible pour rebondir sans l’intervention de d’autres mesures austères. Les taxes collectées par l’Etat financent les salaires et les per diem des employés de l’Etat. 

Pour stimuler l’économie, un gouvernement peut distribuer de l’argent à ses citoyens pour augmenter leurs pouvoirs d’achats ou subventionner les produits de base pour permettre à tous de pouvoir se les procurer. Cela en retour augmente l’économie d’échelle où plus de demandes génère plus de production et plus de production force les entreprises à recruter plus d’employés pour produire beaucoup plus de biens. Plus de produits sur le marché, moins leur prix, plus d’économie pour les familles.

Puisque l’Etat haïtien ne peut pas distribuer de l’argent à ses citoyens, il subventionne tous les services publics. Le prix d’un gallon de gazoline affiché à la pompe ou le prix de consommation d’un kilowattheure d’électricité listé sur votre bordereau est déjà subventionné par l’Etat pour que vous ne payez pas 2 500 gourdes pour ce gallon ou ce kilowattheure. 

L’idée que le gouvernement doit créer ou crée des emplois est fausse. Au contraire, il crée le chômage par ses subventions massives de l’activité économique du pays. Au cas où le gouvernement aurait été un créateur d’emplois, il serait pour toujours pauvre et il devrait de larges aérés de salaires à ses employés. 

Le développement du pays ou la création d’emplois ne peut pas écarter la libéralisation du marché à travers un système d’investissement décentralisé où n’importe quel entrepreneur domestique ou étranger interviendra pour fournir des services publics aux collectivités territoriales en lieu et place de l’Etat. Chaque contrat accordé à une entreprise privée serait accompagné d’un allègement fiscal pour faciliter le recrutement d’Haïtiens qualifiés qui résident dans les zones dans lesquelles les travaux pour la réalisation des projets en question vont être effectués. Plusieurs entreprises privées fourniraient les mêmes services dans une même localité pour faciliter la compétition dans les prix et la diversification dans la qualité des services offerts. 

Qu’il s’agit du secteur de l’eau, de l’énergie, de la santé, du transport, de l’éducation ou tout programme social, l’Etat doit se retirer complètement dans le business de fournissement de services publics. Il doit laisser tout cela au secteur privé soit par privatisation ou à travers des partenariats public-privés. 

Dr. Bobb RJJF Rousseau

www.cecoyauniversity.com

www.bifpt.com

509-204-2773


The Haitian government grants its diaspora nothing but harassment, desertion, rejection, and humiliation, but like a bowling ball that is fingered, picked up, thrown away in the gutter, it keeps coming back for more harassment, desertion, rejection, and humiliation. The difference is that the bowling ball, strikes most obstacles that are pinned up its way whereas the diaspora avoids, whines and complains rather than strategizing to show its worth to its homeland’s sustainable economic development.

At a time of increased impact of diaspora remittances on the economy and growing debate on the best approach to reduce systematic corruption in the country, the need for Haitians immigrants to play key developmental roles in Haiti is now more imperative than ever. 

The diaspora is the new big deal whose skills and competencies are paramount to pulling Haiti out of poverty. The government must design and implement effective policies to institutionalize their engagement to transforming Haitian immigrants into private investors, agents of development, and the nuclei that direct foreign investments toward Haiti. Better yet, good sense policies are needed to promote working relationships between the diaspora and government officials, government agencies, and civil society organizations.

The government must enact corporation policies that will create special offices of the diaspora in each ministry and government agencies of the country to foster diaspora representation and incorporation at national, regional, and local levels. These offices will be the hubs to connect local governments with diaspora funding and international investments.

Haitian immigrants see governments as an obstacle to their engagement in economic development and their integration into politics. Despite this, the only way they know how to be engaged is through charity, philanthropic, or humanitarian activities. They remit money and call their loved ones to alleviate individual poverty and, in the process, strengthen government spending in social programs. Moreover, few remain abreast of Haiti’s current events and, where necessary, voice their opinion regarding mismanagement, corruption, and government political overreach. 

In the United States, Canada, or France, even the least educated or the least wealthy Haitian immigrants are exposed to networks and relationships that they can bring to invest, launch businesses, and stimulate entrepreneurship in Haiti. In fact, for several decades already, the Haitian government neglect, better yet reject the diaspora, as a whole, by enacting policies that prevent Haitians immigrants, whether naturalized or permanently residing, from participating in political activities and launching enterprises.

Although there is a Ministry of Haitians Living Overseas (MHAVE) as well as various Haitian embassies and consulates, the government is yet to run an inventory of skills and competencies of Haitian immigrants to manage, transfer and apply these skills toward the country’s fight for social justice, rule of law, and sustainable economic, social, and political development. Taking advantage of the diaspora’s motivation to be engaged in local development requires transforming their skills into a magnifying human capital and tapping into their financial resources to fill strategic positions in areas needing expertise and financing. It requires also that local diaspora offices develop educative strategies to transform diaspora remittances from charity to investments.

The loudly headlined and debated constitutional amendment must provision the diaspora with a seat around the table and opportunities to be freely engaged in dialogues that will spur and steer the economy. The diaspora is the country’s most valuable, but not invested, economic and intellectual asset. His corporation into politics and governments is overdue and a competent government must implement strategies to reduce the constitutional hassles that prevent them from contributing equitably to the recovery of their country.

Dr. Bobb RJJF Rousseau

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