17 octobre 2026
L’économie haïtienne prise en otage par le socle du sous-développement
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L’économie haïtienne prise en otage par le socle du sous-développement

Par : Michaëlle PARAISON, Économiste

Vendredi 24 Juillet 2020((rezonodwes,com))–En dépit des réalités sociohistoriques d’Haïti, tout ce dont nous pouvons être fiers date d’autrefois mais, malheureusement nous sommes restés dans cette mentalité du passé tandis que, nous pouvons travailler d’arrache-pied afin de dépasser nos ancêtres. Un tel constat doit susciter de profonde réflexion à l’égard  des preneurs décision quant à la réalité socioéconomique qui prévaut le pays.

Quotidiennement, nous assistons à l’aggravation des conditions de vie de la collectivité car, tous les indicateurs macroéconomiques sont au rouge.

Un taux d’inflation de 23.4% en glissement annuel, un taux de chômage qui atteint près de 70% de la population, une dépréciation chronique de la Gourde, l’illusion monétaire règne, une baisse des investissements directs étrangers(IDE), une dette publique qui s’accélère sans contribuer à la production, et en termes de résultante nous obtenons une croissance économique négative. Tels sont les facteurs qui constituent l’objet hétéroclite de la crise socioéconomique dans lequel le pays se trouve imbriqué.

Le pays ne dispose même pas encore d’une industrie pouvant aller à l’encontre des politiques de développement mais, il y a uniquement un petit secteur industriel spécialisé dans la transformation des tissus.

On paie la facture de l’électricité mais, on a l’électricité rarement donc, cette dernière devient un luxe en Haïti. Le problème est d’autant plus complexe qu’on le croit car, certaine fois on veut payer la facture, on se rend à l’EDH mais, faute d’énergie on ne peut faire le débours .

La production annuelle de la mangue en Haïti est estimée à 400.000 tonnes  cependant, la productivité de cette dernière pourrait générer des flux financiers additionnels au bénéfice de tous les maillons de la chaîne de production en interjetant l’agro-industrie.

Nous avons fait choix de l’importation au détriment de l’exportation. Un choix qui porte à équivoque car, on ne fait qu’assister au déclin de l’agriculture haïtienne.

L’agro-industrie pourrait être un pilier pour le développement d’Haïti compte tenu de son influence notable sur ces trois objectifs à savoir: La sécurité alimentaire, l’accès à l’emploi, et la protection de l’environnement. Les preneurs de décision doivent y prendre acte…

L’imbrication d’Haïti dans le socle du sous-développement pourrait être éludée mais, les preneurs de décision doivent éviter de sombrer vers la pente de la continuité constante des maux tout en optant pour l’initiation de nouvelles données afin d’espérer à  des soubresauts de changements notoires dans le pays. 

Pour vos commentaires, suggestions et INTERVIEWS,

veuillez contacter:  michalle.paraison@yahoo.com

 (509) 3440-3258 {WhatsApp}

1 Comment

  • amazone 24 juillet 2020

    Economiste dans un pays dont toute l’economie se repose sur les blanchiment et les passage de drogue. . c’est une science que j’aimerais bien decouvrir ! Tout comme etre avocat dans un pays ou la justice n’existe pas ou les tribunaux sont geres par des ex-jeran lakou… Une autre science que j’aimerais bien decouvir…

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