LANCEMENT DE L’ÉCOLE DU GRAND NORD ET DU CONGRES NATIONAL DES JEUNES DU GRAND NORD AU CAP-HAITIEN LE 12 AOUT 2020
Jeudi 16 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– Nous, jeunes Haïtiennes et Haïtiens, témoins de la dégénérescence de cette génération par la déperdition graduelle de tout ce que nous avons comme valeurs scientifiques, politiques, culturelles, morales, entre autres, ne voulant pas être complices de l’effondrement de la République, avons choisi d’offrir à la nation une nouvelle voie qui soit à même de réorienter le pays vers le progrès durable à travers la création de l’Ecole du Grand Nord.
La naissance de l’Ecole du Grand Nord est la résultante d’une profonde analyse de la situation sociale, économique, politique et scientifique du pays.Le constat nous montre que nous sommes à un moment particulier dans notre histoire. Nous vivons des heures sombres, un temps de désespoir, anarchique et chaotique. Cette situation est la résultante des politiques publiques incohérentes, des désordres institutionnels et d’un long processus de crétinisation extrême des personnels politiques et administratifs de ce pays.
L’anarchie actuelle est le fruit de plusieurs décennies d’actions politiques désordonnées et limitées. Elle traduit la défaillance des idées de grandeur et de progrès de l’homme. Elle constitue une forme de dégénérescence structurelle de la classe politique, intellectuelle, religieuse et économique de ce pays.
Face à la situation critique actuelle, le pays attend un changement en profondeur, une transformation durable, une évolution efficace et efficiente dans la mesure où nous sommes face à notre destin en tant que République et en tant que peuple.
La complexité de la situation actuelle exige des réflexions constructives, schématisées et des actions fortes. Elle implique une construction intemporelle et multidimensionnelle. La construction d’une approche nouvelle. La construction d’une démarche particulière devient une nécessité absolue dans la mesure où nos générations politiques ont raté trop d’occasions. Ils ont manqué trop souvent à leur devoir de grandeur et de modèle, car ils n’ont pas su saisir à temps les grandes occasions de l’histoire pour s’en sortir, pour construire une nation unie qui soit en adéquation avec son existence.
C’est dans cette perspective que nous estimons qu’il est nécessaire de créer, de mettre en œuvre un espace de dialogue, un instrument de consensus qui nous permettra de discuter, d’échanger et d’analyser le réel haïtien, de comprendre le fonctionnement social haïtien et de proposer le chemin susceptible de nous conduire vers le progrès durable. Nous pensons que l’École du Grand Nord en est l’espace idéal.
Cela étant dit, l’École du Grand Nord est créée dans l’objectif d’embrasser l’ensemble des aspirations sociales, politiques, économiques, artistiques et philosophiques de tous les Haïtiens sans distinction de couleur, de sexe et d’origine sociale. C’est un espace théorique qui intégrera l’ensemble des Haïtiennes et Haïtiens vivant en Haïti et dans la diaspora. Il est évident que le progrès social, intellectuel et politique d’Haïti ne peut se faire sans l’intégration de tous les Haïtiens sans distinction aucune. Une approche théorique de cette dynamique est fondamentale pour faciliter une compréhension claire des obstacles structurels qui bloquent notre développement.
Le projet « École du Grand Nord » s’inscrit dans une dynamique visant à théoriser, à conceptualiser, à analyser et à questionner les grands enjeux auxquels Haïti fait face actuellement. Il n’est pas douteux qu’il existe un vide de débat critique et théorique dans le pays. Il y a, certes, ces dernières décennies, certains travaux académiques disparates et isolés tentant de donner une explication plus ou moins rationnelle des blocages du pays, mais il n’y a pas de courant de pensée intellectuelle construit depuis l’échec intellectuel du mouvement noiriste, d’autant plus que le noirisme a été fonctionnellement un mouvement limité et borné dans ses approches.
On ne peut négliger non plus la venue du règne dictatorial des Duvalier au pouvoir qui marque une rupture temporelle dans la construction théorique en Haïti. Cette rupture est liée fondamentalement à la dictature politique qui empêche, dans une certaine mesure, le développement des idées nouvelles et des idées de progrès. D’ailleurs, l’essence de la dictature est l’antithèse même de la pensée organisée. Un obstacle à la pensée critique. En outre, le naufrage intellectuel et politique de 1986, considéré ici comme un mouvement progressiste global national, dans la mise en œuvre d’une alternative crédible à la dictature duvaliériste, constitue un enjeu non négligeable. L’échec de 86 est lié à l’absence d’un projet construit et cohérent.
Dès lors, L’École du Grand Nord s’impose comme une nécessité absolue dans la construction philosophique, scientifique, littéraire et artistique d’une nouvelle société. Cette école vise à construire une pensée typiquement haïtienne. C’est une approche nouvelle dans la manière de questionner le réel haïtien et de proposer une orientation intellectuelle fondée sur des connaissances objectives. C’est une nouvelle manière de penser, de réfléchir, de faire de la politique, en ce sens qu’elle se propose de théoriser la meilleure approche possible d’une sortie de crise structurelle dans le temps long.
L’École du Grand Nord est donc une exigence intellectuelle et politique, un espace par excellence pour poser le destin de la République face à l’histoire. Lorsque le destin d’une nation se confond avec son histoire, la courbe du progrès suit une progression ascendante dans le temps. Le sommet est l’idéal ultime. L’École du Grand Nord vise à favoriser une démarche critique capable de faciliter la construction de la maturité politique, intellectuelle et philosophique de la civilisation haïtienne.
En gros, nous sommes persuadés que quelque chose de l’esprit axé sur le concret et le réel doit dès maintenant se faire en vue de réorienter le pays vers le progrès durable, ce, à travers une classe juvénile consciente et dévouée. Nous avons déjà gaspillé une grande partie de ce 21ème siècle sans rien réaliser de concret en Haïti, sinon que l’installation d’une série de gouvernements qu’on peut qualifier de gouvernements de la corruption, de l’insécurité, du banditisme, de la honte, entre autres. Ce qui enlève la tranquillité de presque tous les Haïtiens qui se voient obligés de considérer Haïti comme un territoire de transit.
Cela donne l’impression que chacun cherche à se réfugier ailleurs où il pourra vivre tranquillement et passer le reste de sa vie. Ainsi, en tant que jeunes avangardistes de cette génération, regroupés au sein de l’Ecole du Grand Nord, nous ne saurions permettre le gaspillage du reste de ce 21ème siècle et entrer dans le 22ème siècle avec une Haïti sans évincer l’épithète du sous-développement dont elle a toujours fait l’objet.
C’est pourquoi nous décidons de former et d’informer davantage de jeunes possible sur la mission, l’objectif et la philosophie de l’Ecole du Grand Nord et nous en profitons aussi pour les encourager à entrer dans cette dynamique en vue de réorienter le pays. Pour ce faire, nous jugeons nécessaire de créer un rendez-vous solennel, dans le Nord, à Cap-Haïtien, le 12 août 2020, avec des jeunes de tout acabit de la République, spécialement ceux du Grand Nord à travers un congrès baptisé « Congrès National des Jeunes du Grand Nord ».
Donc, le congrès du 12 aout 2020 sera l’occasion d’échanger et de dialoguer sur un ensemble de choses entourant l’avenir de la République d’Haïti. Nous voyons dans ce congrès un moyen de nous rassembler dans l’objectif de lancer officiellement ce nouveau courant de pensées à travers « l’Ecole du Grand Nord » selon lequel les choses doivent être faites par et pour les Haïtiens.
La reconstruction de l’Homme Haïtien dans tout son ensemble, à travers sa culture et ses mœurs, est la priorité de ce projet. C’est aussi une occasion unique pour la jeunesse haïtienne de se retrouver dans le Nord pour réfléchir sereinement sur l’ensemble des grands enjeux structurels du XXIème impactant Haïti, notamment le réchauffement climatique, la bonne gouvernance, les enjeux du développement, l’intégration sociale et politique de la jeunesse, les enjeux politiques et juridiques, les crises sanitaires, les faiblesses du système éducatifs, etc. Ce congrès sera réalisé par l’École du Grand Nord autour de la thématique principale: « HAÏTI, JEUNESSE ET DEVELOPPEMENT : LES GRANDS ENJEUX DU XXI EME SIECLE. » .
De cette thématique découleront des sous thèmes entourant l’environnement, la politique, l’économie, le social, l’éducation, la philosophie, etc. Des intervenants de grand calibre, qui maîtrisent ces domaines sont déjà identifiés et seront présents à cet événement pour mener les débats.
Parmi les intervenants, nous citons : M. Jean Jacques Cadet, docteur en Philosophie ; M. James Lamare, docteur en sciences sociales et philosophie de la connaissance ; M. Joram Vixamar, docteur en Droit public ; M. Chedly Délice, médecin spécialisé ; M. Eland Guerrier, doctorant en droit public ; M. Jusner Nelson, doctorant en Sciences du travail et doyen de la faculté de Droit, des Sciences économiques et de Gestion du Cap-Haïtien ; M. Sadrack Ordena, recteur de l’Université Louverturienne d’Haïti et spécialiste en gestion du système éducatif ; Me Lionnel Edouard, président de « Col Vert Haïti », Monsieur François Abdias, doctorant en psychologie sociale ; M. Joel Michel, doctorant en psychologie, Me Jose Pierre, juriste, théologien et spécialiste en Education, ne citer que ceux-là.
Il ne fait pas de doute que la jeunesse doit s’engager davantage pour sauver Haïti. Le congrès national des jeunes leaders du grand Nord en est une occasion. Il est désormais indispensable de se réunir pour dégager de nouvelles perspectives d’avenir, car l’heure est on ne peut plus grave.
De ce fait, pendant que nous avançons vers le 12 aout pour l’organisation du CONGRES NATIONAL DES JEUNES DU GRAND NORD, nous ne cessons de lancer un message de collaboration à tous les jeunes de tout acabit de tous les départements du pays pour qu’ils se joignent à nous dans l’unique objectif de réorienter le pays vers le progrès durable. Ainsi allons-nous faire de ce 21ème siècle, le siècle du développement d’Haïti dans tous les aspects, dans la pensée et dans le réel.
Les personnes dont les noms suivent sont les principales organisatrices du congrès :
1) Joram Vixamar2) Chedly Delice 3) Jodelin Edmond 4) Joel Michel 5) Franceau Valmera 6) John St Preux7) Sadrack Ordena8) Fonteskony Joseph 9) Raphaël Mesidor 10) Denis Louismann 11) Guerby Hilaire 12) Herns Senatus 13) Herns Mesamours 14) Patrick André 15) Luckner Joseph 16) Vernet Etienne 17) Jean Jacques Cadet18) Fritz Gérald Chevalier 19) Amors Isemenor 20) Alvin Sylvestre 21) Doxa Revenel 22) Rigel François 23) Abdias François 24) Jean Ismaël Valestin 25) Rubens Joseph26) James Merrinvil27) Peterson Jules28) Ken Das 29) Junie Desravines30) Cesar Jordany31) Jose Pierre32) Peterly Dieudonné 33) James Lamare 34) Dieufaite Sylvestre 35) Robert Vincent 36) Alain Jean Charlestan 37) Cherilio Charles 38) Widmack Francois39) Jean Fritz Compère40) Euvremond Bell41) Kerven Valcin42) Benoît Louis43) Meneide Nissage44) Debreus Noclès45) Lucien Odius 46) Julien Stanis47) Jean Johnico48) Guytho Saint-Vil 49) Blondine Romain50) Junior Délice alias Platon 51) Osno De Moncher52) Edoine Jean-francois 53) Emil Cely 54) Moseline Monnereau55) Notremise Cherenfant 56) Judeline Pierre 57) Duvelie Daphie Mémé 58) Wisline Alexis 59) Rachel Osias Michel 60) Nille-Rode Jean61) Widelin François 62) Rosamour Ronald63) Renald Pierre 64) Obas Wildin 65) Lionel Edouard 66) Tamara Israël67) Jean Jodell Jasmin 68) Wita Vixamar 69) Franck Delmas70) Wenshester Metellus 71) Eland Guerrier 72) Suseline Jean Noel73) Chideline Lumprevil
Pour authentification:
M. JORAM VIXAMAR
Docteur en Droit public


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