En signifiant un recours devant la Cour d’appel de Port-au-Prince contre l’ordonnance de clôture de la juge d’instruction Annie Fignolé, le commissaire du gouvernement ai de Port-au-Prince Jacques Lafontant confirme avoir agi sur ordre du Palais national, dénoncent les avocats de l’ancien député.
Jeudi 16 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– La juge d’instruction Annie Fignolé a rendu, mercredi 15 juillet, son ordonnance en ce qui concerne la suite du dossier de l’ancien député de la circonscription de Delmas/Tabarre. Selon les conclusions de l’instruction, Arnel Bélizaire et Pierre Kilick Sémélus, arrêtés le 30 novembre 2019 à Jacmel, devront être renvoyés au Tribunal correctionnel pour statuer sur leur sort.
Le Parquet de Port-au-Prince, en vertu de l’article 18 du code d’instruction criminelle, devra faire suite à la décision de la juge Fignolé, rappelle le commissaire du gouvernement ai Jacques Lafontant. Ce dernier, sur les ondes de Radio Kiskeya, avait garanti que le Parquet n’aura pas à interjeter appel, et il revient de faire droit à l’ordonnance de clôture de l’enquête.
‘’Le Parquet n’aura pas à interjeter appel contre la décision. De manière procédurale, je devrai signifier l’Ambassade américaine, la brasserie La Couronne et l’Union School à propos de l’ordonnance. Cependant, dans l’intérêt de la loi, nous n’aurons pas à introduire aucun recours’’, a avancé Jacques Lafontant.
Aux dernières nouvelles, le chef du Parquet de Port-au-Prince Jacques Lafontant s’est ravisé en interjetant appel contre l’ordonnance de la Juge Annie Fignolé. Au regard de cette décision, vivement critiquée par les avocats de l’ancien parlementaire, les lignes ont bougé et la Cour d’Appel nouvellement saisie devra statuer à nouveau sur l’affaire.
‘’Cela prouve que le CG agit selon les caprices du Palais national. Nous dénonçons le fait que l’indépendance judiciaire soit une nouvelle fois bafouée. C’est une honte pour la justice haïtienne’’, a dénoncé Caleb jean Baptiste, avocat de la défense.
À rappeler que le commissaire Lafontant, après appréciation de l’ordonnance, avait anticipé en évoquant une peine criminelle de 15 ans d’emprisonnement au correctionnel à l’encontre d’Arnel Bélizaire, selon la loi du 23 mai 1989.
Hervé Noel
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