15 octobre 2026
Journée des océans – Haiti : l’Association Maison Verte alerte sur la pollution des eaux, de la côte des Arcadins jusqu’au village des Abricots
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Journée des océans – Haiti : l’Association Maison Verte alerte sur la pollution des eaux, de la côte des Arcadins jusqu’au village des Abricots

Lundi 8 juin 2020 ((rezonodwes.com))– A l’occasion de la journée mondiale consacrée a l’océan,  l’Association Maison Verte d’Haïti (ASMAV-HAITI) réitère sa position en faveur de la vie, de tout ce qui la produit et qui la maintienne.

Nous en profitons pour jeter un regard vers cette immensité bleuâtre qui est souvent traitée en parent pauvre dans les luttes environnementales alors que sa biodiversité est tout aussi en péril que les autres.

C’est  l’occasion pour nous de sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leur ressources, c’est tout particulièrement l’occasion pour qu’en Haïti nous repensons notre rapport à la mer.

Quel émerveillement que produit en nous ce miracle de la nature ! L’océan a ceci de particulier que c’est un spectacle total, qui excite la vue, mais sollicite aussi l’ouïe, l’odorat et le toucher. Le chuchotement des vagues sur les galets, cet air léger de parfum d’iode, la sensation que produit le sable qui s’égrène entre les doigts, toute cette mise en scène de la nature produit un sentiment de quiétude, d’équilibre et de plénitude.

Et pourtant le contraste est brutal entre cette beauté naturelle de la mer, ce bien-être qu’elle procure et les conditions misérables de la vie, la crasse dans laquelle croupissent les haïtiens qui habitent la côte. La mer est synonyme de misère et de pauvreté en Haïti.

La Maison verte d’Haïti lance un cri d’alarme : «la mer chez nous se transforme partout en poubelle et toilettes publiques».  

La situation est grave et c’est peu de le dire, Haïti qui possédait des plages de toute beauté et encore sauvage n’a pas su préserver la beauté de ses côtes et de sa mer. De la pollution des eaux de la côte des Arcadins, jusqu’au village des Abricots, ou des mammifères marins sont tués et dépecés, en passant par Anse-à-veau ou les marchandes jettent leurs détritus depuis les falaises pour aboutir au dépotoir de la fossette au Cap-Haitien ; effectivement la situation est alarmante. Mais la faute à qui nous dira-t-on ?

L’environnement est le cadet des soucis de nos dirigeants. Pas besoin d’aller bien loin pour le prouver, quand seulement 0.6% du budget national est alloué au ministère de l’environnement d’un pays on obtient comme résultat cette Haïti que nous avons aujourd’hui, une plaie béante sur le plan écologique et environnementale.  

Et cet état de fait n’est pas un hasard, c’est un choix politique calculé de dirigeants malpropres qui ont fait le serment de tenir le pays dans cette boue puante que nous pataugeons depuis bien trop longtemps.  

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