13 octobre 2026
Une douzaine d’haïtiennes créent un Fonds pour aider les femmes victimes de viol
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Une douzaine d’haïtiennes créent un Fonds pour aider les femmes victimes de viol

Vendredi 13 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Secouées par les actes de violence qui se multiplient dans le pays, particulièrement les cas de viol; conscientes de notre rôle citoyen, nous, femmes engagées, avons mobilisé 12 femmes d’Haïti et de la Diaspora,  afin de venir en aide aux femmes victimes de viol en général et aux dernières victimes de l’insécurité en particulier dont 13 prisonnières, des fillettes, des jeunes filles et de pauvres femmes abandonnées.

LA RÉPONSE

En effet, 12 femmes Haïtiennes d’Haïti et de la diaspora ont répondu à l’appel de  » Femmes Haïtiennes Debout « , et, le 1e mars, a été créé le FAAFVV, Fonds d’Assistance aux Femmes Victimes de Viol, avec la contribution du noyau de 12.

Qui sont ces 12 Femmes engagées …conscientes…citoyennes?

Ces 12 femmes conscientes de leur rôle citoyen se nomment :

Marie Andrée Etienne, Magaly Neïland Pelissier, Muriel Vieux, Maggy Desilier, Clarine Etienne
Magglie Francois, Marjorie Gaussaint, Frédérique Saint Louis Alivon, Josette B. Thomas, Florence Colon, Dominique B. Verella,  Mireille Bertrand Lherisson.

OBJECTIF A COURT TERME:

-Aider les femmes démunies (sous forme de don ou de prêt) victimes à répondre aux dépenses médicales et à obtenir leur indépendance financière par la création d’une activité rentable.

OBJECTIFS A MOYEN ET LONG TERME
– Monter une structure d’aide psychologique avec  des volontaires: gynécologues, psychologues etc.

-Travailler en collaboration avec les associations haïtiennes de femmes qui embrassent cette cause.

– Se tourner vers les associations Internationales orientées vers la cause des femmes violées, au nom du féminisme universaliste.

LA GESTION DU FONDS
La « MUCI » est l’institution de micro crédit qui sera responsable de la gestion du Fonds.
Le montant sera déposé sur un compte, en garantie aux prêts ou dons qui seront accordés aux victimes.

STRUCTURE
Pour une plus grande transparence, nous avons créé le fonds via la structure du « fundraising de Facebook ». Cette option permet de voir en temps réel les contributeurs et montants déposés.
Nous visons un montant de  $10.000. en un mois.

ACTION
Suite à la constitution du fonds avec la contribution du noyau de 12, le groupe a choisi la journée Internationale des droits de la Femme pour le lancement officiel, dans les jardins de Radio kiskeya…C’est l’ouverture au grand public, l’ invitation aux personnes douées de sensibilité sociale pour embrasser cette noble cause, celle des victimes de viol.

LA MOBILISATION
Elle se fait d’abord sur les réseaux sociaux, dans nos groupes de citoyens engagés qui regroupent plus de 12.000 membres, sur la page de « Femme haïtienne Debout » où on peut mobiliser plus de 30.000 personnes, dans les médias d’ici et de la diaspora.

LES ACTIVITÉS PRÉVUES PENDANT 1 MOIS QUE DURERA LE FUNDRAISING
-Conférences de presse
-Création de l’évènement sur les médias sociaux
-Entrevues avec la presse Haïti/Diaspora
-Appels conférences dans des émissions de la diaspora.
– Partage du lien du fundraising dans les médias sociaux.
Le lancement du Fonds se fera uniquement en ligne, sur le fundraising de Facebook. Cette action ne prend que 3 minutes. Il faut juste une carte de débit ou de crédit.

RÉSULTATS ESCOMPTÉS

– La société Haïtienne debout embrasse la cause et contribue…

– La diaspora Haïtienne éparpillée de par le monde répond à l’appel et participe.

-La presse haïtienne vulgarise les activités et actions relatives au fonds d’Assistance

-La Galerie des Donateurs est créée à côté de celle des 12 femmes, créatrices du fonds.

– Les premiers montants recueillis  permettent d’accorder une aide substantielle aux victimes identifiées (les 13 prisonnières et les dernières victimes de l’insécurité)…et ainsi de suite, suivant le montant perçu.

CONCLUSION

Cette mobilisation contre la violence, particulièrement le viol est une initiative citoyenne certes, mais c’est aussi un cri citoyen, un ras-le-bol, le refus d’accepter l’inacceptable, c’est aussi une action citoyenne qui nous permettra de tester le niveau d’engagement de notre communauté et la solidarité des femmes Haïtiennes…mais c’est surtout, prouver notre capacité, nous Haïtiens, (nes) de sortir de nos problèmes, par nos propres moyens, sans faire appel à l’aide Internationale. L’exemple de la diaspora est notre source d’inspiration. Oui…en 2019, le montant des transferts effectués par la diaspora est trois fois supérieur à l’aide Internationale.

NOU SE FANM AYISYEN …FANM VANYAN…GADYEN PEYI DAYITI ! DEPI NOU KANPE, AYITI AP LEVE !

Mireille Bertrand Lhérissonfaafvv.fondsdassistance@gmail.com

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