14 septembre 2026
Un observatoire de la traite transfrontalière et des migrations créé en Haïti
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Un observatoire de la traite transfrontalière et des migrations créé en Haïti

L’ONG qui a été lancée dans la ville de Ouanaminthe, a également pour objectif de sensibiliser les acteurs et la société civile à la question de la migration irrégulière et du trafic transfrontalier

Dimanche 15 décembre 2019 ((rezonodwes.com))– Depuis jeudi, Haïti dispose d’un Observatoire des migrations et de la traite transfrontalière, une organisation dédiée à la documentation des cas de traite de personnes à la frontière avec la République dominicaine, dans le but de lutter contre la violation des droits des migrants.

Cette nouvelle organisation a été créée par plusieurs militants, qui travailleront dans plusieurs villes le long de la frontière poreuse entre Haïti et la République dominicaine, a déclaré à Efe par téléphone le coordinateur général de l’Observatoire, Sylvestre Fils Dorcilus.

  « L’observatoire vise à observer les faits, à documenter les cas de traite et à analyser les données pour évaluer l’application des instruments internationaux des droits de l’homme liés à la traite en vue de formuler des recommandations », a déclaré Fils Dorcilus.

Le lancement officiel de l’observatoire, dont la devise est « Non à l’esclavage moderne! », s’est tenu à Ouanaminthe, une ville du nord-est d’Haïti située en face de la ville dominicaine de Dajabón. L’événement a réuni des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Service jésuite des migrations, organisations qui ont l’intention de collaborer avec le nouvel observatoire.

L’ONG vise également à sensibiliser les acteurs et la société civile à la question de la migration irrégulière et de la traite transfrontalière, ainsi qu’à promouvoir la mise en œuvre de la loi de 2014 sur la lutte contre la traite des personnes.

« Cette structure contribuera grandement à sauver la vie de nos compatriotes à la frontière », a déclaré Fils Dorcilus, qui s’est engagé à encourager les gouvernements haïtien et dominicain à promouvoir et à mettre en œuvre la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et les lois nationales connexes.

1 Comment

  • Regard Perçant 15 décembre 2019

    Bien, toutefois la seule arme contre cet esclavage moderne en Haïti, c’est de faire disparaître la misère qui provoque toute ces fuites, ces migrations et la fragilité des migrants face aux criminels violant leurs droits.

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