Samedi 9 décembre 2019 ((rezonodwes.com))– Dans le dernier rapport de Transparency International sorti en 2018, Haïti fait partie des mauvais exemples en terme de lutte contre la corruption. Le pays est en effet classé 161e sur 180 pays pris en compte. Ce qui démontre l’ampleur de ce phénomène dans le pays.
À l’occasion de la Journée internationale contre la corruption ce 9 décembre, le Collectif des Organisations de Défense des droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) entend rappeler combien il est important de continuer d’élever la voix et protester contre la corruption qui gangrène l’administration publique. En cette journée, le CODDEMIR entend souligner que la corruption est non seulement source de sous-développement, mais entraîne également un ensemble de violations de droits humains, menaçant ainsi le bien-être de nos sociétés.
Depuis quelques années, nous constatons un réveil de conscience, l’expression d’un ras-le-bol de la jeunesse haïtienne face à la mainmise opérée par certaines personnes sur les maigres ressources de l’État. À titre indicatif, les séries de mobilisation pour dénoncer et demander la reddition de compte sur la dilapidation des fonds PetroCaribe. À juste titre, puisque la corruption est une infraction pénale dans la législation haïtienne. En effet, la Constitution amendée de 1987, en ses articles 238 à 243, ainsi que le code pénal haïtien répriment la corruption en ses articles 137 à 144
D’un autre côté, le CODDEMIR profite de cette journée pour dénoncer la passivité et la lenteur des autorités judiciaires dans ce dossier et tant d’autres. Le cas de Dermalog, la SOFIDAI, entre autres.
Malgré la ratification en juin 2004 et juin 2007 de la Convention interaméricaine contre la corruption et la Convention des Nations unies contre la corruption, nous constatons une généralisation de la corruption partout dans la société. La justice, le parlement, l’Exécutif, toutes nos institutions sont touchées et sont souvent éclaboussées dans des scandales de ce genre.
Aussi, le CODDEMIR interpelle-t-il les autorités étatiques à prendre des mesures adéquates pour endiguer ce mal qui ronge la société. Les institutions étatiques œuvrant dans la lutte contre la corruption dont l’ULCC et l’UCREF à accomplir convenablement leur mission en suivant l’exemple donné par la Cour supérieure des comptes avec la publication du rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe.
Il invite également les organisations de la société civile à jouer leur rôle d’avant-gardiste. À la population, plus particulièrement la jeunesse, le Coddemir, appelle à garder la mobilisation. Il faut en finir avec ce fléau! Nous devons gagner la bataille contre la corruption et à veiller à ce que le peu de ressources que nous avons servent à l’intérêt de la collectivité.
Fait à Port-au-Prince le 9 décembre 2019
Me: Pierre Garot Néré
Directeur exécutif
Téléphone : 37 174703 /E-mail :coddemirht@yahoo.fr

