Samedi 9 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Les différentes branches de l’opposition ont finalement trouvé un accord historique sur la gestion de l’après-Jovenel Moise.
Après deux journées d’intenses discussions, les leaders présents à l’Hôtel Marriott de Turgeau se sont entendus pour choisir un juge de la Cour de Cassation comme éventuel successeur du président Jovenel Moise qui fait face depuis plus d’un an à des vagues de mouvements de contestation populaire à travers le pays.
Au moins deux entités, le parti Fanmi Lavalas et le regroupement « Mache Kontre » étaient auparavant opposés à cette option exclue de la Constitution de 1987 à la faveur d’un remaniement entré en vigueur sous la présidence de Michel Martelly. Fanmi Lavalas, par contre, n’a pas changé d’avis et aurait aimé l’installation d’un Conseil.
Les membres de l’opposition, qui veulent instituer une fondation qualifiée de « refondatrice« , ont évoqué au cours de ces assises les scandales de corruption, les tueries et la mauvaise gouvernance caractérisant le régime Tet Kale 2 pour exiger unanimement le départ immédiat du pouvoir du chef de l’État.
Il reste maintenant à cette opposition désormais unie de trouver la bonne formule pouvant porter le président en exercice, et à mi-mandat, à se retirer volontairement. Elle doit également convaincre les pays soutenant Jovenel Moise, comme les États-Unis, le Brésil, la France et le Canada, entre autres, à lâcher leur poulain n’ayant pas réussi à sortir son peuple de l’extrême pauvreté.

