18 août 2026
Gonaives – Bilan des manifs de vendredi 1 mort : des « soldats de 2004 » rejoignent les rangs des combattants de Raboto pour marcher éventuellement sur Bigot
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Gonaives – Bilan des manifs de vendredi 1 mort : des « soldats de 2004 » rejoignent les rangs des combattants de Raboto pour marcher éventuellement sur Bigot

Pour atteindre Bigot, devenu ces derniers jours le fief de certains partisans zélés du pouvoir Tèt Kale, il faut passer par Descahos, et c’est là que le bas blesse !

Une nouvelle perte en vies humaines s’ajoute sur le compte de Jovenel Moise continuant de s’imposer à tout prix au Palais national en dépit d’un rejet total de la majorité de la population haïtienne. Un nombre nettement supérieur au demi-million, selon le CEP de Berlanger et de Matador du Centre de Tabulation, qui lui avaient attribué un décompte de bulletins favorable lors de la présidentielle de fin 2016, patronnée et financée par les tenants du « système » incluant les « machan’n black out« .

Cité de l’Indépendance, samedi 2 novembre 2019 ((rezonodwes.com))–Au moins une personne est décédée vendredi aux Gonaives, au cours d’une énième journée de manifestations pour réitérer la demande expresse et sans condition du départ du président Jovenel Moïse, accusé de corruption.

Rezo Nòdwès a appris que des leaders à la tête du mouvement anti-Jovenel Moise à Raboto, ont reçu de nouveaux équipements en armes et munitions « pour se protéger de la police des Gonaives et des fanatiques du pouvoir, lors des journées de manifestations« . D’autre part, selon les médias de la Cité de l’Indépendance, l’incident de vendredi s’est produit lorsque la manifestation a atteint la zone de Descahos, au niveau du stationnement d’autobus pour Saint-Michel et qu’un groupe armé a tiré sur la mobilisation.

Un jeune garçon, identifié comme étant un marchand de pain ambulant, a été mortellement atteint par une balle, lors d’affrontements entre manifestants de Raboto et des riverains de Descahos déclarant vouloir empêcher l’incendie ou la destruction d’édifices publics situés dans la zone.

Un des leaders de Descahos dont le journal Rezo Nòdwès se garde de citer le nom, a déclaré n’avoir aucun problème de laisser passer le « rouleau de Raboto » vers Bigot, le fief de Jovenel Moise, moyennant que le bureau de la DGI et d’autres agences gouvernementales ne fassent l’objet d’aucune menace de leur part.

A signaler qu’actuellement aux Gonaives, la lutte pour le départ de Jovenel Moise est partagée avec d’un côté par des militants de Raboto rejoints la semaine écoulée par des anciens combattants de 2004, anti-Aristide et de l’autre par des vaillants hommes de Descahos, témoins en première loge des événements de novembre 1985. Cependant, à Bigot, le principal point d’entrée de la ville en provenance de Port-au-Prince, est contrôlé par un groupe d’individus se réclamant de la « base Jovenel Moise« , avons-nous appris, bien gratifiée par le pouvoir, corruption oblige.

Jovenel Moise serait-il prêt à vivre un « laisser-frapper » ou des moments d’affrontements entre les Gonaiviens de Raboto et ceux de Bigot ? Et à quelle fin ?

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