18 août 2026
Haïti – un crime de trop : l’assassinat de Benisson Dénoé, 19 ans, révolte la communauté de Tabarre 51
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Haïti – un crime de trop : l’assassinat de Benisson Dénoé, 19 ans, révolte la communauté de Tabarre 51

Le président Jovenel Moise étant probablement persuadé qu’il peut se maintenir de force au pouvoir, rèd kon ke makak, en dépit des dénonciations d’actes graves de corruption institutionnalisée et de crimes présumés perpétrés à la Saline, se lance dans une aventure aussi hasardeuse et dangereuse sanctionnée par le peuple haitien au matin du 7 février 1986. A vouloir mater la rébellion pour tenter de sauver nèg bannan’n lan, des civils armés et ou habillés en policier croyant que tout leur est permis, se seraient tournés en escadrons de la mort pour continuer d’endeuiller de paisibles familles en Haïti.

La thèse de charge policière a été défendue par des témoins et des proches du jeune Benisson Dénoé (19 ans), atteint de 2 projectiles, lundi soir. Le jeune tentait, selon les témoignages, de verrouiller les portes de son domicile à Tabarre 51.

Port-au-Prince, mardi 8 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Mardi, dès l’aube, à hauteur de Torcelle, des riverains montaient la garde à l’entrée du Parc du Souvenir. Deux camions, l’un de la compagnie ‘’Boucar Pest contrôle’’ et un autre rempli d’alluvions ont été mis en croix sur la voie publique par des riverains pour signifier leur révolte après l’assassinat de Benisson Dénoé (19 ans). La mère de la victime anéantie, ne pouvait plus contenir ses larmes.

‘’On m’a appelée pour me donner la nouvelle. Benisson Dénoé essayait de regagner le toit familial quand il été pris pour cible. Les policiers affectés au commissariat de Tabarre seraient responsables de ce meurtre’’,  a confié la mère, encore sous le choc.

Résistance des citoyens pour contrarier la levée du corps, départ de Jovenel Moise

Les riverains de Tabarre 51, scandalisés par le meurtre de l’adolescent, se sont opposés aux forces de l’ordre lors du constat légal. Des barricades de pneus enflammés, des troncs d’arbre, des pierres, des amas de détritus ont été dressés sur la chaussée jusqu’à lendemain du crime. S’ensuivront également des jets de pierres, des menaces à l’arme blanche des citoyens indignés par l’assassinat.

Devant les barricades une foule de gens ont exprimé leur ras-le-bol par rapport à la crise sociopolitique qui prévaut depuis plus de 4 semaines. Ils en ont profité pour exiger la démission du Président Jovenel Moise qui, ne s’est pas fait remarquer en public depuis le « jeudi de ravitaillement ».

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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