…il faut laisser de l’espace aux manifestants pour qu’ils puissent s’exprimer librement, dans le respect de la loi… » ONU aux dirigeants irakiens.
Au moins 12 manifestants ont été tués lors des mouvements de contestation réclamant des emplois pour la jeunesse en Iraq, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), qui a réclamé une enquête rapide et transparente sur ces décès.
Samedi 5 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– « Le personnel de l’ONU chargé des droits de l’homme a confirmé la mort de 12 personnes à Bagdad. Cependant, nous avons reçu des rapports – et je tiens à souligner que ce nombre n’a pas encore été vérifié – selon lesquels jusqu’à 30 personnes au total auraient été tuées jusqu’à présent lors de manifestations dans plusieurs villes et villages », a déclaré vendredi à Genève, Marta Hurtado, porte-parole du HCDH.
Outre ces morts, des centaines de personnes ont été blessées, y compris des membres des forces de sécurité. Et des dizaines de manifestants ont été arrêtés mais la plupart ont été relâchés par la suite, selon le Haut-Commissariat.
Les Nations Unies ont ainsi exhorté Bagdad à faire preuve d’un maximum de retenue dans la gestion des manifestations et à laisser de l’espace aux manifestants pour qu’ils puissent s’exprimer librement, dans le respect de la loi.
« Le recours à la force devrait être exceptionnel et les assemblées devraient être gérées normalement sans recours à la force. L’utilisation d’armes à feu est interdite, sauf en dernier recours pour se protéger contre une menace imminente de mort certaine ou de blessures graves », a rappelé la porte-parole du Haut-Commissariat.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré suivre de près les récentes vagues de manifestations dans plusieurs pays du monde, notamment en Iraq.
« Il est profondément préoccupé par le fait que certaines de ces manifestations ont conduit à des violences et, malheureusement, dans certains cas, à des pertes en vies humaines et des blessures graves », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse publiée vendredi, le même jour où des dirigeants de l’opposition haïtienne lui ont demandé d’évacuer Haïti, le président haitien décrié, Jovenel Moise, pour des présumés actes de corruption et d’exactions exercées sur la population lors des manifestations.

