L’acte signifié portant la signature d’une quinzaine de citoyens a été adressé au magistrat instructeur Ramoncite Accimé pour l’inviter à se déporter. L’inertie du juge face aux actions engagées par les plaignants pour faire bouger les lignes est mise en cause
Mardi 9 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– Devant la passivité du magistrat instructeur, la patience des plaignants Petro Caribe semble avoir atteint ses limites. Au Tribunal de première instance de Port-au-Prince, ce mardi, des avocats accompagnés des membres de la partie civile ont signifié au magistrat en charge d’instruire le procès de se déporter.
‘’Plus de 75 citoyens ont déjà porté plainte pour faire avancer le procès. Toutes les étapes procédurales ont été déjà franchies. Le commissaire du gouvernement, avec son réquisitoire d’informer, a ordonné au juge de démarrer l’enquête. Le seul obstacle demeure Ramoncite Accimé, il doit se déporter’’, crie André Michel, avocat également militant politique.
Pour les citoyens constitués en partie civile, les avocats engagés dans le dossier Petro Caribe, il est inconcevable que le procès traîne en longueur. Les éléments indispensables à conduire l’instruction, les conditions à poursuivre les inculpés étant réunies, le magistrate devra vaincre ses caprices et traiter le dossier, analyse l’un des pourfendeurs du régime PHTK.
‘’Il n’a pas eu assez de courage pour prendre ses responsabilités. Il n’a pas assez d’indépendance pour traiter le dossier. On n’a pas de conflit personnel avec Ramoncite Accimé, on lui offre une sortie honorable. Et sa décision permettra au doyen de désigner un autre juge’’, tance André Michel.
Crise de confiance
La demande de déport sollicitée par les plaignants relève d’un acte volontaire à satisfaire, concède l’homme de loi. Cependant, il y va de la morale du concerné à s’accrocher en dépit des levées de bouclier.
« Cet acte s’attaque à l’intégrité du juge. Il y a une crise de confiance manifestée à travers ce message », poursuit André Michel.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com


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