7 octobre 2026
La boîte de Pandore d’Haïti : le rapport de l’ONU, les Quatre Cavaliers et la Bataille pour la Justice
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La boîte de Pandore d’Haïti : le rapport de l’ONU, les Quatre Cavaliers et la Bataille pour la Justice

Résumé

Au cœur du paysage politique haïtien se trame une tragédie crue et poignante. Il s’agit d’un récit tissé avec les fils d’une classe d’élite motivée par ses intérêts personnels et un sentiment d’immortalité, présidant la ville assiégée de Port-au-Prince au milieu de la décadence et des déchets. Cependant, une jeune génération pleine d’espoir n’est pas encore prête à assumer le leadership du pays. Elle semble être prise au piège du primum vivere et des distractions passagères. Cet article se penche sur les défis et les choix profonds auxquels Haïti est confronté, dans le contexte d’un rapport révélateur de l’ONU, en mettant l’accent sur le chemin insaisissable vers la justice, la libération et la vérité.

Autheur: Headly Noel

Lundi 23 Octobre 2023 ((rezonodwes.com))–

Si des doutes persistaient quant à la nature corrompue et insidieuse de l’élite politique et économique d’Haïti, le rapport récemment publié par l’ONU a indéniablement éradiqué tout scepticisme restant. Ce dossier global met non seulement en lumière l’implication de personnalités profondément impliquées dans la corruption, mais les implique également dans un réseau complexe de vols, d’enlèvements et d’associations de malfaiteurs avec des activités de gangs criminels. Ce rapport n’est rien de moins qu’une révélation qui expose un réseau de vénalité profondément enraciné, systématique et dissimulé au sein des cercles privilégiés d’Haïti.

Evidemment, ces révélations n’ont pas pris personne par surprise. Le rapport de l’ONU a effectivement transcrit ce que la population soupçonnait, savait et discutait ouvertement depuis longtemps. Cependant, l’importance de ce rapport ne peut être sousestimée, car il marque un tournant pour Haïti sur la scène mondiale, l’ONU étant maintenant un témoin. À présent, quelques questions restent en suspens ; elles représentent un ensemble de choix que les Haïtiens devraient faire collectivement. 

Avec le rapport de l’ONU, est-il temps de sonner les cloches funèbres, de déclarer la fin de la domination oppressive de l’élite? Devons-nous commencer à nous réjouir d’une émancipation imminente de cette nation de leur emprise étouffante? Une telle issue signifierait sans aucun doute une nouvelle aube pour un peuple qui aspire à des directives spirituelles, culturelles et politiques que l’élite, malheureusement, a transmises principalement par la peur. Sinon, devrions-nous faire preuve de prudence et retenir notre souffle collectif? Devrions-nous observer attentivement les vents du changement, tout en restant inquiets, conscients de la puissance de la bête qui peut encore tuer et dévorer ?

En effet, la bête a déjà dévoré et, avec sa gueule insatiable, elle continuera à dévorer. Au sein de l’énigmatique royaume de l’élite gloutonne et anthropophage, les grands barons exercent un pouvoir monstrueux. Leur domination s’appuie sur des coffres financières sans fond, un arsenal d’armes qui s’étendent à l’infini et un réseau, obscur ou pas, composé d’agents zélés prêts à faire avancer sans relâche leur grand projet: la perpétuation d’une obscurantisme implacable.

La bête a donc lâché ses quatre cavaliers : la conquête, la guerre, la famine et la mort. Elle a conquis les bidonvilles, les ports, la terre et toutes ses ressources abondantes, le tout alimenté par le spectre omniprésent de la peur. Elle a inauguré une ère de conflits, de pénurie et de mort collective.

C’est ainsi que se présente la tragédie du leadership politique en Haïti : une cohorte d’individus, principalement des hommes d’une race distincte – politiciens – motivés par la poursuite incessante de leurs intérêts personnels et une croyance inébranlable en leur propre immortalité. Ces personnalités persistent à gouverner Haïti depuis la ville assiégée de Port-au-Prince qu’on dirait une pocherie paysanne des temps reculés, au milieu de la misère, du spectre menaçant des risques sismiques, biologiques, de déchets animaux et humains. Tout cela se passe pendant qu’une jeune génération observe sans rien faire; sans se préparer, alors qu’elle est sur le point d’hériter le manteau du leadership, alors qu’elle est prise au piège dans les affres du primum vivere  et des distractions passagères. Ainsi, cette generation élude habilement les profondes responsabilités historiques qui pèsent lourdement sur ses épaules. Telle est la tragédie !

Quant à nous, nous persistons sur le chemin de la justice, sans relâche, dans notre quête de justice et, sans relâche, dans notre engagement pour la vérité. Nous plaçons notre confiance dans l’esprit de Dessalines. Car, dans cette noble entreprise, le travail lui-même devient sa sublime et propre récompense.

Headly Noel

Noelheadly.p@gmail.com

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