8 mai 2026
Task-force : les drones kamikazes évitent les vraies cibles, des Artibonitiens crient au complot
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Task-force : les drones kamikazes évitent les vraies cibles, des Artibonitiens crient au complot

Les chiffres tonitruants communiqués par la Police nationale d’Haïti (PNH) à grand renfort de propagande sur des opérations engagées dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite et Marchand-Dessalines contredisent la réalité du terrain. Des bandits défilent dans les rues, tournent en dérision les interventions appuyées par des drones à charge explosive, conduites par l’institution policière.

Longtemps réclamée par la population civile, l’utilisation des drones à charge explosive contre les gangs dans l’Artibonite créent la controverse. André Saint-Louis, coordonnateur du « Komite inisyativ pou lapè nan Ba-Latibonit » (KILBA), juge inexactes les chiffres communiqués par la PNH vantant la mort d’une trentaine de bandits à Petite-Rivière de l’Artibonite. Il évoque des simulacres et des situations démagogiques dans les interventions des policiers, causant la mort dans les rangs de la brigade d’autodéfense dans la localité de Jean-Denis.  

Aucune victime parmi les bandits pendant les premiers raids opérés, dans la soirée du mercredi, n’est à signaler, insiste André Saint-Louis dénonçant l’utilisation des drones à charge explosive dans des espaces non occupés par les criminels de « Gran-Grif » et « Kokorat san ras ». Les membres de la task-force évitent les vraies cibles pour viser des zones isolées ou abandonnées, selon Saint-Louis, dénonçant vendredi une démagogie totale sur les ondes de Radio Kiskeya. À Jean-Denis, « Yorbens », membre de la brigade autodéfense est mitraillé jeudi par des bandits à la suite de la communication d’un rapport défaillant du système de drone de surveillance de la PNH.  

En parallèle, des séquences audiovisuelles montrent des bandits tournant en ridicule les stratégies adoptées par les forces de l’ordre. Des malfrats lourdement armés défilent dans des rues de Marchand-Dessalines défiant du coup les opérations appuyées par des drones kamikazes initiées par les forces de sécurité publique dans l’Artibonite. Tout en critiquant l’usage complaisant des drones kamikazes contre les gangs, André Saint-Louis désapprouve le bilan d’une trentaine de bandits tués, brandi par le commissaire divisionnaires Jean-Alex Pierre-Louis, directeur départemental de la PNH dans l’Artibonite. Le responsable de KILBA exige des autorités policières les photos des victimes ou d’autres preuves convaincantes.

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