L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) alerte une nouvelle fois sur l’aggravation critique de la violence des gangs dans la région métropolitaine de Port au-Prince, ainsi que dans les départements de l’Artibonite et du Centre.
Cette insécurité paralyse désormais des secteurs vitaux : blocage des axes routiers, rupture de la circulation des biens et services, arrêt de la production rizicole stratégique dans l’Artibonite, perturbation de l’accès à l’énergie au niveau de Péligre. L’économie nationale est à l’arrêt.
La Société du Rhum Barbancourt, La Couronne et Séjourné, membres de notre association, unissent leur voix à celle de tous les autres membres pour dénoncer des conditions qui fragilisent gravement leurs activités et compromettent leur capacité à opérer normalement.
Les entreprises, quelle que soit leur taille, réduisent ou suspendent leurs activités.
Des milliers d’emplois sont menacés, la précarité s’aggrave et alimente à son tour l’insécurité.
Au-delà de l’économie, c’est l’ensemble du tissu social qui se fragilise. Dans ces
conditions, toute perspective de relance durable ou d’organisation d’élections
crédibles et inclusives à court terme est irréaliste.
Le pays a besoin d’un rétablissement immédiat de la sécurité. Sans cela, il n’y aura ni confiance, ni investissement, ni reprise des activités. L’ADIH appelle les autorités à agir sans délai, avec des mesures concrètes, efficaces et coordonnées pour rétablir l’ordre public sur tout le territoire. Elle appelle également les partenaires nationaux et internationaux à intensifier leur appui face à une crise qui menace directement l’économie et la démocratie haïtiennes.
Sans un retour rapide à la sécurité, toute tentative de redressement économique ou de processus électoral est vouée à l’échec.
Fait à Pétion-Ville, le 30 Avril 2026

