Le mouvement de protestation initié par des policiers de plusieurs unités spécialisées pour exiger la libération de quatre de leurs collègues, rappelle les mobilisations violentes organisées par le groupe «Fantom 509» contre l’administration de l’ancien président défunt Jovenel Moise
La capitale haïtienne de Port-au-Prince a connu, ce lundi 27 avril 2026, une journée de tension et d’agitation. Des policiers de plusieurs unités spécialisées, majoritairement cagoulés. ont organisé un mouvement de protestation pour réclamer la libération de quatre de leurs collègues arrêtés le 14 avril dernier à Port-au-Prince. L’arrestation collective attribuée sur la base d’une alerte contre un véhicule lancée par le CRO pour laquelle les policiers jugés fautifs n’ont pas pu réagir en conformité des informations collectées, demeure floue.
Partie du commissariat de Delmas, lieu de détention des quatre policiers, la mobilisation a embrasé d’autres quartiers de Port-au-Prince. Les policiers protestataires ont eu recours au mode opératoire comparable au groupe «Fantom 509» pour faire écho à leurs revendications. Blocage de route, confiscation de clés de véhicules des chauffeurs, pneus enflammés sur la chaussée ont caractérisé la mobilisation.
À l’unanimité, ils exigent la libération des policiers Serge Édouard Muscadin, Oberde Joseph, Ricardo Anglade, Dejean Nibertson, arbitrairement arrêtés, selon les contestataires. Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPN) dispose de 24 heures pour satisfaire leurs revendications, sinon le mouvement risque d’être intensifié, avertissent les policiers.

