La crise dans le détroit d’Ormuz met en lumière les fragilités structurelles du transport maritime mondial, alors que près de 20.000 marins restent bloqués à bord d’environ 2.000 navires, incapables de traverser cette artère stratégique du Golfe persique.
En toile de fond, l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran depuis fin février transforme les équipages en « levier dans les différends géopolitiques », selon le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
Le responsable souligne que la sécurité maritime — couvrant navires, ports et infrastructures — est essentielle au commerce mondial et aux chaînes d’approvisionnement. « Sans sécurité maritime, le développement durable devient impossible », avertit-il.
La situation actuelle illustre la vulnérabilité des navires civils, parfois ciblés ou immobilisés dans des zones de conflit, sans capacité de défense face aux drones ou projectiles. Les marins, civils, « ne devraient jamais être pris pour cible », insiste-t-il.
Au-delà d’Ormuz, d’autres points névralgiques comme Suez ou Panama pourraient subir des perturbations similaires, avec des conséquences globales sur le commerce et la sécurité alimentaire.
Face à ces risques, l’OMI plaide pour davantage de coopération internationale, de partage d’informations et de solutions diplomatiques durables.

