Dans l’une des quatre cales du bateau « ABK Tiger » important 21 mille MT du riz « Riz-Chef » réquisitionnés par l’agence Thébeaud SA, une odeur de moisi et putride intense se dégageait. Après inspection du service de la quarantaine du Port international de Port-au-Prince, il a été ordonné de détruire 500 MT du riz, selon une source dans l’Autorité portuaire nationale (APN).
Le rapport d’inspection sanitaire d’une cargaison de 21 mille MT de riz conclut que dans l’une des quatre cales du navire « MV ABK Tiger » se dégageait une odeur de moisi et putride indiquant une détérioration du produit importé destiné à être écoulé sur le marché. Dans ses remarques et recommandations, le service fait a réclamé la destruction immédiate de 500 MT de riz, qualifié de nocif à la santé.
Plusieurs éléments dont mauvaise condition de stockage, humidité excessive, présence d’insectes rongeurs et de moisissure, odeur répugnante sont mis en cause lors de l’inspection du chargement. Sur ces entrefaites, l’inspection de la cargaison opérée au niveau du Terminal Varreux, le 24 mars 2026, a clairement indiqué que le riz est impropre à la consommation locale, lit-on dans le document que le journal a consulté.
Dans la foulée, un tollé s’en est suivi sur le dossier. Des sources évoques l’autorisation de débarquement du responsable de l’Administration générale des douanes (AGD), en dépit des conclusions défavorables du service de quarantaine. Contactée par le journal, une source au niveau de l’APN désapprouve la version jugée politiquement motivée en circulation dans des médias en ligne contre l’AGD. Dans ses explications, il confie que la cargaison a été détruite et des photos, d’autres documents à l’appui le prouvent.
Hervé Noel

