WASHINGTON / ISLAMABAD, 11 avril 2026 — Les États-Unis et l’Iran ont engagé samedi des pourparlers directs de haut niveau à Islamabad, sous médiation du Pakistan, marquant une étape diplomatique rare entre deux puissances dont les relations sont historiquement marquées par la défiance.
Selon un haut responsable de la Maison-Blanche, ces discussions trilatérales se tiennent en présentiel entre délégations américaine, iranienne et pakistanaise. Il s’agit du niveau d’engagement direct le plus élevé entre Washington et Téhéran depuis plusieurs années.
La délégation américaine est conduite par le vice-président JD Vance, accompagné de l’envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner. Figurent également parmi les participants Andrew Baker, conseiller à la sécurité nationale du vice-président, ainsi que Michael Vance, conseiller spécial pour les affaires asiatiques.
Du côté iranien, la délégation comprend 71 membres, incluant négociateurs, experts techniques, représentants médiatiques et personnel de sécurité, selon l’agence proche du pouvoir Tasnim News Agency.
La partie américaine a mobilisé, pour sa part, un dispositif élargi d’experts couvrant les domaines stratégiques concernés, certains opérant directement depuis Washington en appui aux discussions en cours, précise la même source.
Ces pourparlers, facilités par Islamabad, interviennent dans un contexte de tensions prolongées entre les deux États, et pourraient constituer un test déterminant pour toute éventuelle désescalade régionale. Aucun détail n’a, pour l’heure, filtré quant aux thèmes précis à l’ordre du jour, mais les enjeux sécuritaires et nucléaires devraient dominer les échanges.


