L’Iran a tiré vendredi deux missiles balistiques en direction de Diego Garcia, base militaire conjointe des États-Unis et du Royaume-Uni située dans l’océan Indien, à environ 4.000 kilomètres de son territoire, sans atteindre l’installation, a rapporté le Wall Street Journal, citant des responsables américains.
Selon ces sources, un premier missile aurait échoué en vol, tandis qu’un second a fait l’objet d’une tentative d’interception par un missile SM-3 lancé depuis un bâtiment de guerre américain déployé dans la zone. Les autorités n’ont pas précisé si cette interception est directement à l’origine de la neutralisation du projectile.
Cette tentative de frappe intervient dans un contexte de confrontation militaire accrue entre Téhéran et Washington, alors que les États-Unis, avec le soutien du Royaume-Uni, mènent des opérations visant des capacités militaires iraniennes, notamment en lien avec la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz.
Située à environ 4.000 kilomètres de l’Iran, la base de Diego Garcia constitue un pivot stratégique des opérations militaires occidentales dans l’océan Indien et au Moyen-Orient. Selon le Wall Street Journal, l’épisode marque l’une des frappes de plus longue portée attribuées à l’Iran, dont les autorités avaient jusqu’ici indiqué limiter la portée de leurs missiles balistiques à environ 2.000 kilomètres.
Aucune revendication officielle n’avait été formulée dans l’immédiat par les autorités iraniennes. Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a accusé Londres d’exposer le Royaume-Uni à des risques en autorisant l’usage de ses bases par les forces américaines, affirmant que l’Iran agirait dans le cadre de son droit à l’autodéfense.
De son côté, le gouvernement britannique a indiqué avoir tenu une réunion de sécurité consacrée aux menaces pesant sur la navigation commerciale et les infrastructures énergétiques dans la région, confirmant la poursuite de la coopération militaire avec les États-Unis dans un cadre de défense collective.


