4 avril 2026
Le gang « 400 Mawozo » incendie les locaux de la Mairie de la Croix-des-Bouquets
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Le gang « 400 Mawozo » incendie les locaux de la Mairie de la Croix-des-Bouquets

Les autorités étatiques, la Police nationale d’Haïti (PNH) ont livré la commune de Croix-des-Bouquets aux mains du gang «400 Mawozo» depuis plusieurs années donnant libre cours aux bandits pour multiplier leurs forfaits contre la population civile. Ce jeudi 27 juin, les criminels ont incendié les locaux de la Mairie et d’autres institutions publiques sont visées par les hors-la-loi.

 La présence du premier contingent kenyan de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS) à Port-au-Prince depuis le mardi 25 juin 2024 n’a rien enlevé de la motivation des bandits de poursuivre leurs exactions contre des membres de la population civile et des symboles de l’État. Pour marquer leur hégémonie et leur instinct de cruauté, les bandits du gang «400 Mawozo» ont incendié ce jeudi les locaux de la Mairie, apprend-t-on des sources locales.

Un camion compressif, deux groupes électrogènes sont également partis dans les flammes, exposent des images virales sur des réseaux sociaux. S’agissant de la présence d’employés et d’autres éléments du personnel de la Mairie au moment de l’attaque perpétrée tôt ce jeudi, aucune information n’est disponible. L’agent exécutif intérimaire, Jean Wesner Edwin Previl contacté sur le sujet, préfère garder le silence.

Cet acte, considéré comme une provocation, resume un ensemble de démonstrations offertes par les criminels à Croix-des-Bouquets durant ces dernières semaines. Au quotidien, ils défilent lourdement armés dans les rues, distribuent de l’argent à des démunis, acheté la conscience des membres de la population, résolus à l’idée d’accepter les avances du caid Wilson Joseph «Lanmò san jou» sous peine d’être assassinés. 

À Croix-des-Bouquets, l’État est absent depuis plusieurs mois. Le Commissariat de la commune est déserté par les policiers depuis les évènements du 29 février 2024 durant lesquels la Prison civile a été attaquée et les prisonniers ont pu être évadés. Le tribunal de Première instance est dysfonctionnel depuis le début de l’année tout comme d’autres services publics, contraints de fermer leurs portes.

Herve Noël 

vevenoel@gmail.com

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