4 avril 2026
Voici pourquoi l’Unité Temporaire Anti-gang de la PNH (UTAG) ne peut pas contrôler les gangs
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Voici pourquoi l’Unité Temporaire Anti-gang de la PNH (UTAG) ne peut pas contrôler les gangs

UTAG, ou l’Unité Temporaire Anti-gang de la PNH ( police nationale d’Haïti ) ne peut pas contrôler les gangs. Voici pourquoi

Il ne faut pas oublier que La Constitution de 1987 propose la création d’un corps de police distinct et d’une nouvelle académie de police sous la juridiction du ministère de la Justice. Les développements politiques en Haïti depuis 1987 ont toutefois empêché la mise en œuvre de ces changements. Néanmoins, la mission des corps de police ne se distinguait presque pas de celle assignée aux FAd’H. La caractérisation de la police comme corps armée renforce cette réalité.

Le bilan des gouvernements post-Duvalier en matière de droits de la personne et de sécurité publique était généralement négatif. Un problème majeur était l’incapacité, ou le manque de volonté, des FAd’H à contenir la violence politique intérieure. Le personnel gouvernemental et militaire a apparemment sanctionné et participé à des attaques contre des hommes politiques.

L’armée et la police haïtiennes ont souvent agi brutalement dans le passe. Selon certains rapports, les chefs de section rurale, qui exerçaient un pouvoir considérable dans le cadre de leurs compétences limitées, harcelaient arbitrairement et abusaient physiquement des citoyens.

Le coup d’État du 30 septembre 1991 a donné au président Aristide une raison majeure pour dissoudre l’armée haïtienne qui avait une longue histoire d’ingérence dans la politique par des coups d’État. Le président Aristide est revenu au pouvoir en 1994 et la police nationale haïtienne a été créée en 1995. Sa mission est de protéger et de servir. Actuellement, elle compte plus de 10 000 policiers. La police est composée de plus de 20 unités différentes spécialisées dans différentes parties des services de sécurité publique tels que POLIFRONT ou police frontalière terre, POLITOUR ou police touristique. Chaque département possède une division telle que : DDO ou direction départementale de l’Ouest, DDA ou direction départementale de l’Artibonite. Sur le plan administratif, la police nationale est composée de différentes directions comme la DCPJ ou la direction centrale de la police judiciaire. DGPNH ou direction générale de la police Nationale d’Haïti.

Le principal problème de la police nationale, selon mes recherches personnelles, est la centralisation du pouvoir, les rotations et les transferts journaliers des policiers et commandants.  Tout est décidé au plus haut niveau de l’administration. Par exemple le CSPN ou conseil supérieur de la police nationale où le premier ministre est le chef principal décide avec le président du pays la plupart des politiques de sécurité publique du pays. Il existe deux types de systèmes policiers dans le monde. Centralisé et décentralisé. La police haïtienne est calquée sur la police nationale française qui est une force de police centralisée. Le Canada et les États-Unis ont des systèmes de police décentralisés.

Au lieu d’avoir un groupe d’unités sous la direction d’un seul chef, les systèmes de police décentralisés disposent de différentes forces de police autonomes et distinctes qui travaillent côte à côte. Chacun a une mission distincte. Par exemple, les États-Unis et le Canada disposent de 10 à 15 forces de police différentes qui travaillent côte à côte. Police municipale, police d’État, police provinciale, police fédérale, police des frontières sont parmi les plus connues.

Pour que l’UTAG soit un succès, elle devrait être organisée au niveau de la police municipale. Actuellement, l’UTAG est organisée au niveau national ou centralisé de la police. La PNH doit être divisée au moins en trois grandes forces de police indépendantes : les polices municipales, la police nationale ou étatique et la DCPJ (direction centrale de la police judiciaire). Les forces de police municipales sous la direction des gouvernements communaux, la nationale et la DCPJ sous la direction du gouvernement national.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté en faveur d’une force multinationale qui interviendrait en Haïti pour lutter contre la violence des gangs dans le pays, sous la direction du Kenya. Il est de la responsabilité du gouvernement et des différentes élites d’Haïti d’aider à decentraliser la police nationale en trois branches principals (municipals, nationale et investigation) afin qu’elle puisse aider le Kenya dans sa mission de restauration de la paix et de la sécurité dans le pays.

Normalement, un système de police centralisé peut être divisé ou decentraliser en un minimum de deux forces de police principales : la police nationale et les forces de police municipales si le niveau de violence n’est pas trop élevé. En raison du niveau d’enlèvements et de la violence des gangs dans le pays, il devrait y avoir une police d’enquête pour aider.

Archange Deshommes, auteur de plus de 70 articles sur Haïti et le monde

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Adeshommes@hotmail.com

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