Des natifs de Petite-Rivière de l’Artibonite questionnent le comportement du premier ministre de facto, le docteur Ariel Henry, originaire de la commune, insensible aux cris de détresse lancés par les rivartibonitiens, contraints de fuir leur domicile pour échapper à la violence des gangs armés.
Jeudi 3 novembre 2022 ((rezonodwes.com))–
Moins de deux mois après la reprise des violences armées éclatées à Petite-Rivière de l’Artibonite, aucune intervention des autorités locales et centrales n’a été manifestée. La population civile, livrée à elle-même, continue d’être la proie des bandits qui assassinent des citoyens, incendient des maisonnettes et rançonnent des commerçants. Durant les dernières 48 heures, la situation sécuritaire s’est nettement détériorée avec le centre-ville de Petite-Rivière assiégé par les bandits de Savien et ceux de Palmiste.
Pour échapper à la cruauté des gangs, plusieurs centaines de familles sont contraintes de fuir leur domicile, rapporte le responsable de la Radio Principale, interviewé mercredi par le journal.
Roberto Céus fait état des cas de familles accueillies à Verrettes, Borel et Montrouis dans des conditions d’hébergement non idéales. Des enfants dorment à la belle étoile, des femmes enceintes s’adonnent à la mendicité pour défendre leur quotidien.
La police locale parait impuissante face à la démonstration des bandits, indique Roberto Céus. En dépit des appels à l’aide des résidents, les actions de la Police sont quasiment nulles. Les bandits investissent la Place publique, au cœur de la ville, pillent des entreprises et incendient des magasins.
Il est un fait régulier et quotidien que des détonations automatiques troublent le sommeil des rares résidents, obligés de se retrancher à l’intérieur de leur maison.
Les nommés Jonas, Luckson « Noutwop », caïds de la zone exercent le droit de vie et de mort sur la population civile, barricadant la ville et emportant des biens des particuliers et des bétails des paysans dans une totale impunité, dénonce Roberto Céus.
Hervé Noel

