23 avril 2026
Éruption de violences au Sénégal après l’arrestation d’un leader de l’opposition
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Éruption de violences au Sénégal après l’arrestation d’un leader de l’opposition

Les manifestations contre l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko ont fait au moins deux morts au Sénégal. Les autorités ont annoncé suspendre pour trois jours deux télévisions accusées d’avoir diffusé en boucle les images de violences inhabituelles dans un pays réputé pour sa stabilité

Vendredi 5 mars 2021 ((rezonodwes.com))– L’opposant Ousmane Sonko a été arrêté le 3 mars à Dakar la capitale et inculpé pour troubles à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée alors qu’il se rendait au tribunal pour répondre à une convocation d’un juge d’instruction dans le cadre d’une plainte sur une affaire pénale distincte.

Suite à son arrestation, des heurts entre les soutiens de l’opposant et les forces de sécurité ont été notés dans plusieurs villes du pays, occasionnant de nouvelles arrestations et des scènes de pillages.

Deux morts, des scènes de guérillas urbaines devant l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, des supermarchés et stations d’essence vandalisés, des véhicules brûlés, des services de l’Etat mis à sac, des sièges de médias saccagés. C’est le bilan des manifestations violentes qui ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Dakar, ses environs et Bignona, une ville du sud du Sénégal, fief d’Ousmane Sonko.

« Si Macky Sall veut me liquider, il devra, pour une fois, accepter de se salir les mains », a prévenu la semaine dernière le parlementaire de 46 ans, principal opposant du pays. « Nous pouvons perdre des plumes, mais Macky peut perdre son pouvoir » dans cette affaire, a-t-il aussi dit.

Président du parti PASTEF et député depuis 2017, Ousmane Sonko représente pour ses militants l’espoir d’un changement en profondeur. Il a fondé son idéologie politique sur une opposition radicale à ce qu’il appelle « le système ».

Amnesty International a qualifié cette arrestation et celui de 17 membres de son parti devant sa résidence la semaine dernière comme étant « arbitraire ». L’organisation de défense des droits de l’homme dit que M. Sonko a été arrêté mercredi alors qu’il se trouvait dans son véhicule.

 »Les autorités sénégalaises doivent immédiatement cesser les arrestations arbitraires d’opposants et d’activistes, respecter la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression, et faire la lumière sur la présence d’hommes armés de gourdins aux côtés des forces de sécurité », a déclaré Amnesty International.

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