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Jovenel Moïse se lance dans une véritable vendetta contre le judiciaire, pensant ainsi pouvoir sauver sa peau et garder le pouvoir
Jeudi 11 février 2021 ((rezonodwes.com))– Jovenel Moïse, président au mandat expiré mais s’accrochant au pouvoir, a été dans l’incapacité de défendre correctement sa décision de mettre à la retraite Me Wendelle Coq, Me Yvickel Dabrésil et Me Mécène Jean-Louis.
Ces trois juges ont été inscrits par l’opposition et des organisations de la société civile sur une liste de personnages pressentis pour prendre les rênes de l’État en prévision d’une vacance présidentielle due à l’expiration le 7 février 2021 du mandat constitutionnel du Président Jovenel Moïse.
Pour expliquer sa décision de mise à la retraite, le président de facto a accusé les juges d’avoir enfreint la loi interdisant aux magistrats des actions ou manifestations politiques de nature partisane, admettant ainsi avoir puni ces juges juste parce que des tiers les avaient placés sur une liste d’éventuels remplaçants.
»Nous avons fait une mise à la retraite pour éviter cette situation dangereuse que connait le pays où trois juges sont candidats à la présidence… », a-t-il avoué, sans prouver qu’une instance compétente avait déjà reconnu les accusés coupables d’avoir enfreint une quelconque loi.
A aucun moment de cette interview accordée à la Voix de l’Amérique, Jovenel Moïse n’a essayé de brandir des arguments solides pour démontrer par exemple que la juge Wendelle Coq Télot avait accepté une quelconque proposition politique ou qu’elle et le juge Yvickel Dieujuste Dabrésil auraient déjà atteint l’âge légal (60) ans pour une mise à la retraite.
De plus, Jovenel Moïse n’a jamais soufflé mot d’un quelconque document prouvant que les trois juges à la Cour de Cassation aurait expressément demandé une mise à la retraite, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales.
Jovenel Moïse s’est contenté d’évoquer l’article 136 de la constitution pour expliquer son opération punitive et, en se disant garant de la bonne marche des institutions publiques, il s’arroge le droit d’interpréter et d’appliquer la loi, de punir de prétendus coupables et de réduire à néant ces institutions dont il a la charge de protéger.
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