15 octobre 2026
L’ONU demande aux États-Unis de mettre fin aux violences policières contre les noirs
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L’ONU demande aux États-Unis de mettre fin aux violences policières contre les noirs

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a appelé les Etats-Unis à mettre fin aux décès d’Afro-américains non armés aux mains de la police après la mort lundi de George Floyd, un Afro-américain qui avait été immobilisé au sol par un policier à Minneapolis.

Vendredi 29 mai 2020 ((rezonodwes.com))– La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a condamné jeudi le meurtre de George Floyd, un Afro-américain dont la mort sous la garde de la police en début de semaine a été filmée et a provoqué de graves protestations à Minneapolis, dans l’Etat du Minnesota, aux Etats-Unis.

« Il s’agit du dernier d’une longue série de meurtres d’Afro-américains non armés par des policiers américains et des membres du public », a déclaré Mme Bachelet dans un communiqué de presse.

« Je suis consterné d’avoir à ajouter le nom de George Floyd à celui de Breonna Taylor, Eric Garner, Michael Brown et de nombreux autres Afro-Américains non armés qui sont morts au fil des ans aux mains de la police – ainsi que des personnes comme Ahmaud Arbery et Trayvon Martin qui ont été tués par des membres armés du public », a-t-elle ajouté.

La Haute-Commissaire a affirmé que « les autorités américaines doivent prendre des mesures sérieuses pour mettre un terme à ces meurtres et garantir que justice soit rendue lorsqu’ils se produisent ». « Les procédures doivent changer, des systèmes de prévention doivent être mis en place et, surtout, les policiers qui recourent à un usage excessif de la force doivent être inculpés et condamnés pour les crimes commis », a-t-elle insisté.

Mme Bachelet a salué le fait que les autorités fédérales américaines aient annoncé qu’elles donneront la priorité à une enquête sur cette mort. « Mais dans de trop nombreux cas par le passé, de telles enquêtes ont conduit à des meurtres jugés justifiés pour des motifs douteux, ou seulement traités par des mesures administratives », a-t-elle déploré.

Pour la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, « le rôle que la discrimination raciale enracinée et omniprésente joue dans ces décès doit également être pleinement examiné, correctement reconnu et traité ».

Tout en reconnaissant qu’elle comprenait la colère déchaînée par le meurtre de Floyd, Mme Bachelet a exhorté les citoyens de Minneapolis et d’ailleurs à manifester pacifiquement.

« La violence et la destruction de biens ne résoudront pas le problème de la brutalité policière et de la discrimination consacrée », a-t-elle déclaré.

La Haut Commissaire exhorte les manifestants à exprimer pacifiquement leurs demandes de justice. « Et j’exhorte la police à faire très attention à ne pas enflammer encore plus la situation actuelle en recourant davantage à une force excessive ».

4 Comments

  • Ernst Delma 29 mai 2020

    Si le noir savait, si le policier pouvait
    Je comprends l’aigreur et la rancœur, mais si j’avais la permission d’un jugement éclairé, je dirais que la demande est plutôt mal formulée. Est-ce les Etats-Unis qui promote les violences policières contre les noirs ou certains policiers qui se comportent mal en dehors de toute éthique professionnelle ? Y aurait-il par hasard un décret de loi américain légitimant la brutalité policière ? Je ne crois pas. Même dans les périodes fanatiques des plus exaltées, des plus exacerbées et des plus exagérées du Ku Klux Klan, l’establishment sociopolitique américain n’aurait avalisé de telles démarches de démonstration de supériorité raciale ; hormis, naturellement, les cas isolés commis par des sacripants en mal de paraître et supervisés en haut lieu par des fonctionnaires fanatiques, genre cowboys, également en mal de paraître.
    Autrement, L’ONU pourrait demander aux Etats-Unis d’être un peu plus ferme et un peu plus formel dans ses approches de réponse aux atrocités policières. Et là encore, les policiers eux-mêmes d’un autre côté savent exactement quels arguments utilisés en leur apologie. La légitime défense par exemple est une arme puissante qu’ils utilisent pour mériter le bénéfice du doute. La raison d’Etat ne délaisse jamais les hommes qui la maintiennent. Elle fait preuve de solidarité. A bon entendeur salut.
    Et les noirs ne font pas toujours du bon travail mettant un peu d’eau dans leur vin et répliquant avec un peu de civilité supérieure aux provocations sournoises et hautaines de certains policiers. Un policier est un autre Homme, il peut être généreux ou vil sacripant ou les deux à la fois. Le maintien supérieur de son protégé social fait parfois la différence nécessaire. Le seul justicier dans ce contentieux police/civil serait ce que les lentilles de camera voient juste avant l’acte brutal de la part du policier, ceci pour un démenti catégorique des réclamations de légitime défense de ce dernier. En tout cas, quand la vérité doit être proclamée, je vois mal une société policée comme les Etats-Unis, l’une des meilleures au monde, avaliser et se porter ouvertement garante d’incongruités policières.
    Autrement, le conflit existera toujours dans le déblaiement des sentiments et des passions. Les paramètres de qui a tort qui a raison ont toujours été mal définis dans ces circonstances. N’est-ce pas, d’ailleurs, du déjà vu ? Et, en fin de compte, l’Institution policière est sur la sellette, la conscience humaine sur la chaise électrique, la justice et les media ont du pain sur la planche et la morue au feu doux, les institutions internationales se font une voix même caverneuse en la circonstance, la raison d’Etat se mêle de la partie et s’assure toujours le dernier mot.
    Tout ce qu’on a vu dans le passé a toujours abouti en une valse de mea culpa, un tango de dédommagements, une meringue de mises en disponibilité, une rumba de réinsertions, une polka de dignités raciales meurtries et la cacophonie de l’entente raciale se trouve à réinventer. Entre-temps les relations humaines se dégradent, les beaux sentiments humains rétrogradent et tous les mauvais préjugés se réveillent du fond de tous les bouquins maudits pour déterrer les cadavres sans sépulture des moments saccadés dans les relations Homme-Homme. Donc, ce n’est pas la faute aux Etats-Unis, c’est la faute à certains policiers américains, les butors existent partout. On ne met pas sur le compte de l’entité morale qu’est un pays les actes immoraux de certains de ses constitutifs.
    Ernst Delma 5-29-2020

  • Dalencour 29 mai 2020

    Encore un autre intellectuel haïtien de « belle eau » qui expose ses « connaissances » sur les rayons du méga-magasin des palabres à gogo. Pourquoi tout ce gaspillage de mots pour commenter sur la position juste , pratique ,brave et claire d’une dirigeante de l’ONU , à propos d’un crime si révoltant? Je me demande si vous réalisez que votre commentaire manque de bon sens; même le lecteur avisé pourrait s’embrouiller. À quand nos compatriotes cesseront-ils de discourir pour ne rien dire?

  • Endijèn 30 mai 2020

    C’est un Martien qui s’exprimait, bien avant de chercher à connaitre sa nouvelle planète. Il a assassiné George Floyd à nouveau. Parait-il, il est plus Américain que les professeurs WEST (Harvard), DYSON (Georgetown University) … et la journaliste Nancy Armour.

    Dans la bataille pour l’Émancipation des Noirs à travers le monde, une kyrielle de leaders ont apporté leur contribution. Nous citons: Mackandal, Boukman, Cécile Fatiman…, papa Dessalines, Soulouque, Francois Duvalier… Marcus Garvey et Nelson Mandela. Dans son livre, “BLACK PROPHETIC FIRE,” le professeur/activiste politique et philolophe CORNEL WEST (li pa tankou Jacky Lumarque ak lot yo nan komisyon pwezidanzyèl pou WAZIF) ne manque pas de rendre un hommage bien merité à ces leaders de la Cause des Noirs: Frederick Dougrass, W.E.B. DuBois, Martin Luther King Jr, Ella baker… et Malcolm X.

    Le 28 mai, sur CNN, L’avocat et commentateur politique Bakari SELLERS (gen 50 tan yo te Sasinen papa l) ne pouvait pas contenir ses PLEURS en affirmant, “we are so tired… We have children… I feel I lost my brother nobody care the video.” (Voir you tube:CNN commentator tears up over George Floyd’s death: It’s hard to be black in this country).

    Aujourd’hui le candidat Joe BIDEN a fait la conclusion, “this is national crisis… Systemic racism.” (Lester Holt, NBC, 29 mai 2020). Ce n’est pas nécessaire de commenter. Au soir de sa vie…
    Le professeur/pasteur et sociologue, Michael Eric Dyson, a fait entendre sa voix à sa manière dans son livre, “Tears We cannot Stop. A Sermon to White America (2017).”

    La journaliste Nancy Armour refuse de se taire. Face à la Réalité, elle fait peu de cas de son epiderme et de ses yeux. La semaine dernière dans le quotidien USA TODAY, dans un article sur “The Last Dance,” loin d’envoyer des fleurs pour Michael Jordan, elle n’arrive pas à comprendre son attitude au cours de ses années à la NBA, quand sa voix pouvait bien faire la différence à l’instar de Lebron JAMES.

    Cette semaine, elle a récidivé, en se référant à un joueur de la NFL, dans son article, « Kaepernick knee – and heart – in right place. » Elle a affirmé, “I hope all those so indignant at Colin Kaepernick taking a knee on the field are as outraged by the white Minneapolis police officer putting a knee on a black man’s neck… It’s been almost four years since Kaepernick began protesting police brutality against people of color, as well as the endemic at the root of it, and Floyd’s death shows we haven’t learned a damn thing…”

    Elle a conclu, “Kaepernick’s protests cost him his career. Our refusal to address the reasons behind them cost George Floyd his life.”(USA TODAY, Thursday, May 28, 2020). Partout dans le monde, la lutte pour l’émancipation pleine et entière des noirs continue…

    Témoin historique

  • Endijèn 30 mai 2020

    Une autre contribution:

    Mort de George Floyd: «Nous avons vu un lynchage»

    (NEW YORK) Ancien dirigeant d’un gang de Chicago, Jason Sole a transformé sa vie à Minneapolis après un séjour en prison. Il a notamment obtenu un doctorat en criminologie, enseigné à l’université et présidé l’antenne locale de la NAACP, vénérable organisation de défense des droits civiques de 2016 à 2019.
    Publié le 29 mai 2020 à 6h27

    RICHARD HÉTU/ LA PRESSE, CANADA
    COLLABORATION SPÉCIALE

    La Presse s’est entretenue avec lui jeudi au sujet de l’explosion de colère qui secoue la plus grande ville du Minnesota, dans le Midwest, depuis la mort de George Floyd, cet Afro-Américain de 46 ans étouff é par le genou d’un policier blanc lors d’une arrestation filmée par une passante lundi soir.

    Quelle a été votre réaction lorsque vous avez vu la vidéo de l’arrestation de George Floyd ?

    J’ai trouvé l’expérience mortifiante. Cela m’a fait penser à Eric Garner, qui est également mort après avoir répété « je ne peux pas respirer » pendant son arrestation à New York en 2014. Cela m’a fait penser à Jamar Clark, qui est mort à Minneapolis en 2015 après avoir été plaqué au sol et menotté les mains derrière le dos. Ce n’est pas notre premier rodéo, comme on dit. Mais j’ai trouvé l’arrestation de George Floyd encore plus brutale [vicious] que les autres.

    Dans la vidéo, on entend les gens dire au policier : « Arrêtez, arrêtez, laissez-le aller. » Mais le policier ne montre aucune conscience, aucun remords. Et c’est ce que nous disons au sujet du service de police de Minneapolis depuis des années. Nous ne savons pas s’ils ont une conscience. Ils nous tuent. Ils forment une brigade meurtrière.

    Comment concilier l’image progressiste de Minneapolis, dont le maire parle volontiers de racisme systémique, avec le portrait que vous brossez de son service de police ?

    Nous avons seulement l’air progressistes, nous ne le sommes pas vraiment. Nous sommes parmi les pires aux États-Unis sur le plan des disparités raciales. Mais nous sommes excellents sur le plan des relations publiques. La Ville a mis en place une infrastructure qui lui permet de camoufler les incidents et les injustices touchant notre communauté.
    À la tête de la NAACP, j’ai essayé de montrer ce qui se passait derrière le rideau. Et la réalité est que ces élus progressistes qui siègent au conseil municipal sont au service d’un système qui ne change pas. Nous luttons contre la suprématie blanche. Nous sommes agressés.

    Pourtant, depuis trois ans, le service de police de Minneapolis a pour chef un Afro-Américain, Medaria Arradondo, qui a accédé à ce poste après avoir dénoncé le laxisme de l’ancienne direction face au racisme parmi les policiers. Que pensez-vous de lui ?

    Arradondo essaie. Il a un pied dans la communauté, un pied dans le service de police. C’est toujours un plaisir de le voir parce que nous savons qu’il a le cœur à la bonne place et qu’il fait son possible. Mais quand on doit composer avec un système qui est l’extension de la suprématie blanche, il y a des limites à ce qu’on peut faire.

    Les gens essaient toujours de minimiser le problème de la police en le réduisant à une pomme pourrie. Ce que nous avons, c’est un pommier pourri et une bonne pomme. Sur le plan humain, j’ai toujours trouvé qu’Arradondo était juste et empathique. Mais il est entouré de loups.

    Êtes-vous réconforté par le licenciement des quatre policiers impliqués dans l’arrestation de George Floyd et l’annonce d’une enquête criminelle menée par le département de la Justice des États-Unis et le FBI ?

    Non. C’est un bon premier pas, mais je ne suis pas optimiste. Il y a encore sept ou huit pas à faire. Les policiers doivent être arrêtés, privés de libération sous caution et condamnés à la prison. Je serai réconforté quand cela se produira. En attendant, je ne peux pas être optimiste tant que les quatre policiers n’auront pas payé pour leurs crimes. C’était l’équivalent moderne d’un lynchage. Nous avons vu un lynchage se dérouler sous nos yeux.

    Participez-vous aux manifestations ?

    J’ai passé le flambeau. Mais je suis sur place pour distribuer de l’eau, fournir des conseils juridiques, ainsi de suite. Ayant été sur le terrain lors de plusieurs manifestations du genre, je peux vous dire que le niveau d’énergie actuel à Minneapolis ne se compare à aucune autre manifestation.

    Si les autorités n’annoncent pas d’inculpations avant le week-end, je pense que ce sera le chaos total pendant le week-end.

    Que répondez-vous à ceux qui reprochent aux manifestants le pillage et la destruction de commerces ?

    Laissons les assureurs s’occuper de ça. Ce qui est cassé ou brûlé sera remplacé. Mais George Floyd ne sera pas remplacé. Je ne suis pas un vieux sage qui dit : « Ne brûlez pas ceci, ne pillez pas cela », car les choses matérielles peuvent être remplacées. Je me concentre sur la mission en cours. Nous réclamons justice pour le gars qui a été massacre.

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