Lors de la dernière campagne législative dans l’Ouest, 2 chefs de gang établis à La Saline, ont respectivement prêté leur service aux candidats Jean Renel Sénatus et Arnel Bélizaire, a avoué ce dernier interrogé dimanche par Rezo Nòdwès
Dimanche 5 mai 2019 ((rezonodwes.com))– Accusé par le sénateur Jean Renel Senatus de louer à raison de 400 000 gourdes par semaine, des armes aux chefs de gang de La Saline, l’ex député Arnel Bélizaire a rejeté d’un revers de main les déclarations de son ancien rival aux sénatoriales de l’Ouest.
« Les gens pensent pouvoir aisément détruire en un clin d’œil le combattant de mon état« , a réagi vivement l’ancien parlementaire contacté par Rezo Nòdwès, ajoutant avoir eu dans le passé « toutes les possibilités de s’enrichir d’une manière illicite, mais il ne l’a pas fait« .
Bélizaire qui n’a pas nié être en possession de certains types d’armes, a néanmoins affirmé n’avoir plus le contrôle de la zone de la Saline comme par le passé. Il a révélé que les armes qu’il détient, sont mises à la disposition de certains officiels.
Qualifiant les bandits des quartiers défavorisés d' »opprimés mal orientés« , l’ex député de Delmas-Tabarre a indiqué que tous les hommes politiques haïtiens entretiennent des relations avec les gangs. « Mon travail consiste à aider ces marginalisés à devenir homme », a-t-il ajouté en substance.
Arnel Bélizaire est aussi passé à son tour à l’offensive contre l’ancien chef du Parquet de Port-au-Prince, s’interrogeant sur ses relations avec un chef de gang dénommé Ti-Frè.
Zokiki qui a le plein contrôle du ministère des Sports, aurait dû demander à son ministre de démissionner avant même d’exiger le départ du pouvoir du président Jovenel Moise, si toutefois, il n’était pas un bluffeur, a ironisé M. Bélizaire. Celui-ci dans son entretien avec Rezo Nòdwès, est revenu sur la campagne électorale pour les sénatoriales de l’Ouest.
« Dans le quartier de La Saline, il existait 2 gangs rivaux qui, séparément, avaient porté leur appui aux candidats au sénat de l’Ouest en campagne dont Sénatus et moi-même. Nous avions eu les faveurs de l’un ou de l’autre chef de gang » a lâché Arnel Bélizaire.
Arnel Bélizaire, comme toute réponse apportée aux accusations du Sénateur Jean Renel Sénatus sur la location d’armes aux chefs de gang, a fait savoir « qu’il n’a pas financé ses entrées dans aucun de ces ghettos » et non plus « n’a jamais utilisé ces infortunés pour s’enrichir« .

