10 mai 2026
Le délégué Antonio Jules entame sa deuxième soirée en détention à la prison civile du Cap-Haïtien!
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Le délégué Antonio Jules entame sa deuxième soirée en détention à la prison civile du Cap-Haïtien!

Par Quetony SAINT-VIL

Mardi 14 mai 2019 ((rezonodwes.com))– L’audience pour entendre le recours en habeas corpus des avocats de Antonio Jules a été tenue, ce mardi 14 mai 2019, au Tribunal de première Instance du Cap-Haïtien (TPI). 

L’inculpé dans l’assassinat de Jacques Henri Dubois par asphyxie, le 28 avril 2018 à Cap-Haïtien, suite au lancement des gaz lacrymogènes dans une salle remplie d’invités, Antonio Jules, reste dans sa cellule puisque le juge des libertés individuelles, Me Linx Jean, a fait droit à la demande du chef de la poursuite, le commissaire du gouvernement, Me Ferney Charles Saint Juste, qui a estimé que le dossier est veuf de quelques éléments essentiels notamment le certificat d’écrou. Ce qui rend irrecevable la demande de la défense.

Les seize (16) avocats de la défense sont contraints de réviser leur devoir. Me Samuel Lamour et consorts  n’ont pas pu trouver les justes mots et les textes de loi pour convaincre le tribunal de libérer leur client. 

Notons que le représentant de l’exécutif dans le Nord, Antonio Jules, a été arrêté le 13 mai 2019 et a été conduit en détention le même jour. Il a été pris de corps, au moment où il s’apprêtait avec ses avocats à déposer une requête de récusation contre le juge instructeur Emmanuel VERTILAIRE, en charge du dossier pour lequel Antonio Jules et d’autres personnes ont été inculpés.

En général le recours en habeas corpus intenté ne concerne que la forme lorsqu’un individu a été mal arrêté et n’a pas pu comparaître devant son juge naturel dans un  délai de 48 heures.

En effet, le cas du représentant de Jovenel Moïse dans le Nord, Antonio Jules, est bien différent. Il a été contraint de corps suite à un mandat d’amener puis converti en mandat d’arrêt suivi d’un mandat de dépôt émis par le juge d’instruction. 

Quetony SAINT-VIL
Courriel:quetony.saintvil@gmail.com

1 Comment

  • Endijèn 14 mai 2019

    RAPPEL, Nou Sòti Lwen…

    Jusqu’à présent le Juge n’a pas fait preuve d’un chiot à l’instar des autres qui avaient en charge le dossier du Dr Roger LAFONTANT… et de Sonson La Familia. Attention aux Mauvaises Langues, le ministre d’État, ROGER LAFONTANT refusait de laisser mourir en prison le pasteur Antoine Leroy. Il a été assassiné pour ses Convictions Politiques, sous la présidence de René Préval [1]. Avec l’appui de ce dernier et la complicité des « forces vives » du pays, le présumé assassin Jocelerme Privert n’a pas été libéré (Massacre de la Scierie, Saint-Marc, le 11 février 2004) suivant les normes, puis bombardé sénateur et président. À rappeler, suite à ce dossier, le président de la Cour d’Appel des Gonaives, Me. HUGUES SAINT-PIERRE avait trouvé la mort dans des Circonstances Suspectes [2]. Nous étions sous le règne des grands « democrates. » Je n’ai pas à me faire du souci, si sous la présidence de Martelly ou Jovenel, les « Bandits Légaux » ont pignon sur rue. Nou sòti lwen, pou n rive la a.

    [1] Haïti : information sur l’assassinat du pasteur Antoine Leroy et de Jacques Fleurival en août 1996. Lien: https://www.refworld.org/docid/3ae6acfec.html

    * Le nommé Eddy Arbrouet, menbre de la garde présidentielle, a été le principal exécutant. Quelques mois plus tard, le sicaire Arbrouet a été exécuté de la même manière, mais dans une « confrontation » avec la PNH, à Léogane. Amiot Métayer « Cubain » … et Sony Jean « Tije » n’avaient tiré aucune Leçon. Sanble lè sa a yo te tikatkat…

    [2] Décès tragique du magistrat Hugues St Pierre. Lien: https://lenouvelliste.com/article/42567/deces-tragique-du-magistrat-hugues-st-pierre

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