Des organisations condamnent les violences policières lors des manifestations d’écoliers

Communiqué conjoint de plusieurs organisations

Vendredi 15 mars 2019 ((rezonodwes.com))– À  l’occasion de la journée internationale de la lutte contre les violences policières, célébrée chaque 15 Mars, la Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) et le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) Oganizasyon zanmi timoun fwontyè (OZTF) groupement des universitaires pour le développement social en milieu rural (GUDESMIR) association des femmes rurales de ganthier (AFERUG) ont déclaré prendre note des cas de violences policières répétées  sur le territoire haïtien.

Ainsi, ces organisations condamnent avec véhémence  ces actes de violence, particulièrement celles qui exercées sur les différentes manifestations organisées par des écoliers au cours du  mois de février.

Elles en profitent pour demander aux autorités policières de faire respecter les règlements internes de l’institution comme la garantie de l’ordre  public et la protection de la vie et des biens des citoyens.

Le 28 février marque la fin d’une série de manifestations de 3 jours des élèves de différentes écoles publiques du pays. Faisant suite aux grèves des enseignants, ces protestations ont été émaillées de violence. Les  policiers ont fait usage de force excessive, lançant des projectiles et des gaz lacrymogènes à l’endroit des manifestants à tout va.

Dans plusieurs endroits du pays (Cap-Haïtien Port-de-Paix et Jean-Rabel, Gonaïves, Petit-Goâve, Cité Soleil, Marin), ils ont gagné les rues pour réclamer non seulement le retour des enseignants en salle de classe mais aussi de meilleures conditions d’apprentissage.

Il a été rapporté que la police a tiré à hauteur d’homme. À Marin et à Cité Soleil particulièrement, sept personnes, dont trois élèves, ont  été blessées. Deux autres et un professeur avaient  été bastonnés par des agents de police.  D’autres se sont évanoui à cause des jets  de gaz lacrymogènes.

À Petit-Goâve, cinq élèves, parmi eux Avril Nelson, élève de philo du lycée Faustin Soulouque, Steeve Louissaint et Ronald Louis René du collège Yves R. Lamartine ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Sévèrement battu par les policiers et blessé à l’oreille, Avril Nelson a été conduit à l`hôpital été conduit aux soins intensifs.

Nous déplorons également la quantité de victimes lors des protestations du mois de février contre la corruption et la misère. L’Onu, elle-même, à travers le Haut Commissariat des Droits de l’Homme, a dénoncé l’usage de la force excessive par les policiers durant cette périod

Rappelons qu’au moins 41 personnes ont été tuées et une centaine d’autres sont sortis blessées, selon les chiffres du HCR.

Nous  les organisations signataires de cette note condamnent la répression des manifestations. Nous rappelons aux policiers que la loi interdit l’atteinte à l’intégrité physique des citoyens.  Manifester est un droit constitutionnel. En ce sens, nous exigeons à l’État haïtien de garantir la sécurité des citoyens et citoyens qui réclament de meilleures conditions de vie.

Fait à Port-au-Prince, le 15 Mars 2019

Pour authentification

Pierre Garot NERE                                                                                      

Directeur exécutif du CODDEMIR                                                            

Tel ; 509 37 17 47 03

Solidarité haïtienne de défense des droits humains(SOHDDH) :junior LUC secrétaire général

Association des femmes rurales de ganthier(AFERUG)Rose kesna SEIDE coordonnatrice

Oganizasyon zanmi timoun fwontyè (OZTF)Dalida Charles coordonnatrice

Groupement des universitaires pour le développement social  en milieu rural (GUDESMIR)

Sardou SAINTIL :secrétaire général

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