2 journalistes blessés par balles et une douzaine d’autres victimes d’intimidation policière

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Mercredi 13 février 2019 ((rezonodwes.com))– Dans cette guerre d’usure entamée depuis sept jours par des manifestants anti-gouvernementaux de plus en plus violents et des policiers sur les nerfs, des journalistes ont été la cible de la violence policière, mercredi, aux alentours du champ de mars.

Le journaliste de la radio Magik9, Robenson Sanon, a reçu un projectile au bras alors que les policiers ont fait usage de leurs armes pour disperser la foule. Transporté à l’Hôpital général, aucun médecin ou infirmière n’était présent pour lui prodiguer des soins et a dû être conduit dans un autre centre hospitalier.

Josué Belamour, de Radio Mega, de son coté, a été atteint de 2 projectiles en caoutchouc au bras gauche devant le palais national après s’être dûment identifié avec son badge.

Un groupe de journalistes, avec pour seuls armes leurs caméras et badges, ont essuyé des tirs de la part d’une patrouille de la police administrative à la rue Audain, a confié Franciyou Germain, journaliste de MagHaïti et vice-président de l’Association des Médias en Ligne (AHML).

Après avoir tiré en direction des journalistes, qui ont eu le temps de s’abriter derrière un véhicule stationné dans la zone, quatre policiers sont descendus du véhicule, une Nissan Pick-Up Bleu et Blanc sans plaque d’immatriculation, et leur ont intimé l’ordre de déguerpir.

« Nous n’avons pas besoin de journalistes ici, je vous intime l’ordre de déplacer », leur a lancé le policier derrière le volant, pointant sur eux une arme de calibre 9 mm.

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