12 mai 2026
Bobb Rousseau : La diaspora responsable de tout ce qui va mal dans l’économie haïtienne
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Bobb Rousseau : La diaspora responsable de tout ce qui va mal dans l’économie haïtienne

par Bobb Q Rousseau

Lundi 7 janvier 2019 ((rezonodwes.com))– La diaspora haïtienne des Etats-Unis, de la France et du Canada fait entrer 63% des produits de contrebande qui circulent sur le marché haïtien alors que les Haïtiens voyageant vers St-Domingue n’en importent que 29%.

Donc, il n’y a que 8% de produits locaux sur le marché local. Nul besoin de signaler que les produits locaux coûtent plus chers que les produits étrangers, qu’il faut être riches pour consommer les produits locaux et que les produits locaux tombent dans la catégorie des produits luxueux.

L’inaction de l’Etat face à ce type d’importation rend ces deux catégories d’Haitiens très riches. Sans surprise, ce sont eux qui se plaignent sur les réseaux sociaux pour exiger que l’Etat intervienne pour régulariser l’importation, faciliter la libre entreprise, investir dans la production nationale et lancer une politique de redressement et de revalorisation de la gourde. Et pourtant, l’Etat n’affixe pas des taxes de douane et de quotas sur les marchandises qu’ils importent vers le pays.

Ils importent ce qu’ils veulent, en quantité qu’ils veulent et les vendent au prix qu’ils veulent sans déclarer leur revenu et sans payer d’impôts sur leur revenu, voire payer les frais de patente ou de licence. En de termes plus simple, ils violent les lois de taxation du pays, nuisent à la production nationale et encouragent une compétition déloyale entre les produits étrangers et les produits domestiques.

Donc, ces Haïtiens-là ne sont pas de bon citoyens, car un bon citoyen déclare ses revenus à l’Etat pour qu’il paie ses taxes quel que soit la valeur économique de son entreprise. S’il a des employés, il viole encore les lois, car il ne paie pas la Taxe sur la Masse Salariale (TMS) et les frais d’assurance pour ses employés à l’Office Nationale Vieillesse (ONA) ». Aux employés dont les salaires sont plus de 60 000 gourdes (s’il en a), il les robe de l’opportunité de contribuer vers leur pension avec l’ONA ou payer des taxes sur leur revenu individuel, la Caisse d’Assistance Sociale (CAS), les Fonds d’Urgence (FDU) et les Contributions au Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales (CFGDCT) pour ne citer que ceux-là.

Les produits importés sont en compétition avec les produits domestiques, car ils se vendent moins chers et parce qu’ils sont en grande quantité. D’où la nécessité pour l’Etat d’établir une politique publique fiscale de prix, tarifs et quota sur tous les produits à base agricole ou de première nécessité qui rentrent dans le pays soit par voies maritime, air ou frontalière.

A travers cette politique, les prix des produits contrebande seraient égaux ou inférieurs à ceux des produits locaux, ces haïtiens paieraient des taxes sur les produits qu’ils importeraient et l’Etat imposerait un quota sur la quantité de chaque espèce de produits rentrant en Haïti. Ce quota dépendrait de la fluidité d’accès de ce produit sur le marché local. Le but de cette ainsi politique publique ne serait pas pour empêcher à la diaspora de se lancer dans le commerce de leur pays, mais pour réduire la dépendance consommatrice de l’Haïtien des puissances étrangères et niveler le marché en vue d’impacter la concurrence des produits qui y circulent.

Les aéroports et les ports du pays ainsi que la frontière haitiano-dominicaine sont les rentrées principales des produits étrangers. Ainsi, ils seraient contrôlés en responsabilisant les agents de douane de l’autorité de vérifier les boites et les valises sans les ouvrir, car l’importateur serait tenu d’afficher au dehors de sa boite, sa valise ou sa mallette le contenu de chacune de ses cargaisons. Les tarifs seraient assignés suivant la quantité des produits importés et le poids net des cargaisons. Ironiquement, très mauvaise pratique ou déversement de la corruption gouvernementale; cela est déjà fréquent aux aéroports internationaux haïtiens où les employés de douane instruisent des visiteurs spécifiques à se rendre dans une chambre spéciale pour avoir leurs effets vérifiés ou fouillés.

Si ces employés jugent que ces valises sont trop chargées de marchandises ; ils leurs taxent sévèrement. S’ils ne veulent/peuvent pas payer ces taxes tant exorbitantes, ils saisissent leur (s) valise (s) à moins qu’ils négocient avec eux dans le parking lot pour ne recevoir que moins d’un tiers des taxes qu’ils ont exigées auparavant. Sur la frontière haitiano-dominicaine et aux ports maritimes, c’est une autre chose ; aucun contrôle des valises des haïtiens qui traversent la frontière ou réclament leur (s) cargaison (s) des bateaux, n’est fait pour vérifier le contenu des bagages des voyageurs.

L’importation non réglementée, incontrôlée et irresponsable des haïtiens de la diaspora affecte négativement le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays au sens que l’Etat laisse passer sous son nez plusieurs millions de gourdes en tarifs d’importation et d’impôts sur les revenus qu’il pourrait collecter sur ces produits entrants. Cette importation démesurée représente un obstacle sûr à la production nationale; lequel obstacle entraîne la décote de la gourde, le chômage, la corruption et la dépendance du gouvernement d’aides internationales.   

Rousseau, Bobb RJJF, PhD

Bobb RJJF Rousseau, PhD
Public Policy and Administration
www.duhaiti.centerwww.bobbrousseau.info

20 Comments

  • Regard Perçant 7 janvier 2019

    De la manioulation flatteuse du gouvernement, c’est article! Car c’est l’État qui n’existe pas; pas plus que des investisseurs producteurs locaux en Haïti. Il y a pas ou très peu d’investisseurs industriels et donc de productions en Haïti! Ce sont des revendeurs raisant figure de riches, qui règnent au pays. Alors, radoter pour flatter les politicards ne sert à rien! Acculer une diaspora qui fait littéralement manger, à de forts pourcentage, le pays, est injuste et vil. Mais c’est bien de faire le pitre en se cachant derrière un titre pour berner le peuple en quémandant sans le paraître une place de fonctionnaire aux Jovenel-Céant!

    • paola 8 janvier 2019

      Bien dit. Ces radoteurs qui, a date, n’ont pas prouve qu’ils ont le Certificat d’etudes primaires pensent pouvoir jouer le role de directeur d’opinion! Helas. Nul, cet article. Quand Haiti prendra en main sa population gueuse, la diaspora investira ses centimes dans d’autres projets. D’ailleurs, la faim est ce qui garde les yeux de la diaspora sur Haiti. Cette poubelle a ciel ouvert n’interesse personne. Vraiment. C’est in endroit ferme pour pillage, don’t la population fuit au detriment de sa vie! Arretez de parler de choses qui sont inutiles. Posez vous plutot la question suivante: Quel people peut accepter que 3 connard, 3 charognes, 3 nullites, Preval, Martelly et Jovenel soient leur chef sur 20 ans! C’est la question qu’il faut poser.

      • ceorodari 8 janvier 2019

        Tu as oublie de mentionner Privert.

      • Dmitri Benjamin 9 janvier 2019

        Je suis de votre avis par rapport à une bonne partie de vos commentaires. Dans la mesure où vous connaissez dans les moindres détails l’histoire des 32 dernières années, la prochaine fois, il faut penser à mettre Aristide et Privert. Ne l’oubliez jamais, ce dernier est un présumé assassin. Il a été catapulté au sénat par Préval et l’autre vlen Gaillot Dorsainvil (tout memwa kout yo gen tan bliye Gaillot). Et un peu plus tard, des carriéristes/salariés appelés parlementaires n’hésitaient pas à faire de Privert le numéro du pays. Encore une fois, la société haitienne restait bouche bée, en faisant peu de cas des victimes du Massacre de la Scierie, Saint-Marc (le 11 février 2004). Aujourd’hui, les mêmes secteurs qui avaient réhabilité Privert tentent de combattre le président Jovenel Moise (allié des contrebandiers et petrovoleurs) en jouant la carte du Massacre de la Saline. A la traka…

        Le nommé Aristide n’était pas taillé pour la fonction. En ce sens, Gérard Pierre Charles et Consorts, avaient fait la plus grande erreur et Bêtise de leurs vies, en choisissant le prêtre JB Aristide (aucune culture politique), en jetant à la poubelle le professeur Victor Benoit. C’est l’Échec d’Aristide et du secteur dit démocratique qui allaient mettre en selle les garnements du PHTK. Les témoins historiques qui n’avaient pas pris fait et cause pour les vauriens (1986-2022), ont pour Mission de relater les Faits sans parti pris.

  • Regard Perçant 7 janvier 2019

    Correction
    « faisant figure » pas (raisant)

  • Hugues 7 janvier 2019

    Bel ODAS!

    SE BON POU LWA!
    Jis di Dyaspora’a bay Ayiti do. Di yo PA ALE, PA RELE, PA VOYE.

  • Dan 8 janvier 2019

    Bon si c pa diaspora Ayiti paka manj. Sa micyé ap di consa. Pagin gouvèneman.

  • Rigolo 8 janvier 2019

    Tout moun gen yon bagay pou di pou yo montre tit yo. Koman se dyasporaa? Si se pat li Ayiti pat sombre deja? Sa yo gen pou yo we ak pwoblem peyi a? Se dyaspora ki piye lajan peyi a? Misye pa mem mansyone voleu yo nan analiz li ya!

  • Jean Eugene 8 janvier 2019

    Un paquet de charabia de cet acabit aurait du être supporté par quelques données statistiques qui l’ auraint tout simplement démenti. La diaspora ….responsable de quoi?????…!!!!
    Soyons sérieux!!!!

  • Jonas 8 janvier 2019

    Depi anba you atik neg la tonbe mete master nan sesi , phd mwen pat konn li yo! Paske yo ekri pou fè moun wè yo!

  • Kine 8 janvier 2019

    Pouvons-nous émettre nos points de vue sans insulter les autres. Oui la diaspora sans conteste aide le pays à survivre comme un grand malade sous assistance respiratoire. Cependant certaines actions de la part de certains membres de la diaspora semblent inadéquates et frisent l’ignorance, l’irresponsabilité et l’égloisme. Je m’explique prenons en exemple ceux qui envoient des containers en Haïti. Certains je dis bien certains malheureusement trop nombreux n’y envoient que de la poubelle : appareils électroniques en piteux état, rouillés et peu fonctionnels; des matelas de lit infestés de punaises et sales récupérés en bordure de rue ; des sacs en plastique dont les pays développés cherchent à s’en débarrasser et j’en passe. Oui l’auteur n’a peut-être pas étayé ses affirmations par des exemples et des statistiques mais il n’a pas tort. Nombreux grands transporteurs haïtiens de containers ne payent pas les taxes et autres frais à l’état. Bref notre pays est un grand malade. Nous devons nous unir à son chevet au lieu de perdre notre énergie à chercher des coupables. Nous sommes tous collectivement et individuellement responsables de son mieux être .

  • Andy S Charlestin 8 janvier 2019

    The article may not be » Political Correct » but it is at point.
    No other countries will let you import a Bus full of of anything you can imagine and let you clear it from custom without charging some duties on those merchandise. Yes there are merchandises as 90% of whatever inside that bus will hit the local market .
    Let us be serious, yes the « Diaspora » does send money and other things to the country, but how that helping the National Economy.besides the $1.50 that the government charged , please let me know where else the Government touched on that $ 1000.00 US you just sent to your folks in Haiti. Remember, Taxes is a cursed word in our country. Again : Buying and selling is not an economy model.
    Just an analogy: if i give my wife $500.00 every week to feed the family, tell me how is that helping our next door neighbor; on the other hand, if i give my wife $2000.00 to open a small business, ( get a Patent, pay revenue taxes, etc. ) now while she is feeding the family, she also helping the community as the government is collecting taxes from the small business and do what government is suppose to do( roads, Parks, schools etc) .

    • Kakajepalinèt 8 janvier 2019

      Pawol rans, koze moun enbesil, pase leta pa garanti anyen, lèw voye youn kontenè, yo fout vòlè saw voye ya malgrew peye; epi, pawol « politiquement correct » wap pale ya mal plase, puiske se pa dyaspora-a ki koupab laa, se leta aysyen ki pa respekte anyyen e ki pa met strikti. Sispann radote, aprann analize ak konprann avanw pwononsew.

    • paola 8 janvier 2019

      Well said. Totally agree with you . Excellent analogy. However, let us not forget that what is scandalous is not the 1.50 $ that is taken from the transfers, it is the fact that that money is on a special account accessible by the thieves at the national palace. Martelly and Lamothe stole most of that money without a trace.

      • Jacob François 9 janvier 2019

        Nothing is correct in his assessment. He is only blaming the victims without any ideas on what is going on?

    • Jacob François 9 janvier 2019

      Are joking? Have You been to the port?

      I dare you send some goods to Haiti? Then comeback and speak, you have no idea what we are going through.

  • Nancy Roc 8 janvier 2019

    Il faut de tout pour faire un monde. Notre grave problème consiste toujours à pointer du doigt un bouc émissaire, responsable de tous nos maux. Cette étape franchie, la solution à tous nos problèmes consiste alors à abattre ce bouc émissaire et le tour est joué. Du simplisme mur à mur… et de la diasporaphobie en prime! Mais la question est aussi celle-ci: comment un média sérieux peut-il diffuser un tel texte ? Pseudo-intellectuel sous-développé!

    • Dmitri Benjamin 9 janvier 2019

      Vous aviez affirmé, « Il faut de tout pour faire un monde ». Ceci étant dit, ce n’est pas la peine de s’abattre sur un de nos médias. L’auteur a assumé sa responsabilité, en signant l’article. C’est la première fois, je vois autant de compatriotes réagissent à un article… C’est bon signe!

      Au contraire, j’encourage Rezonodwes a continué sur la même lancée en donnant la Parole à tout un chacun sans aucune restriction, en restant dans la Ligne du journal.

  • Joseph K. Vermeille 9 janvier 2019

    C’est une CAMPAGNE MALHONNETE POUR INTIMDER LA DIASPORA ET SEMER LA HAINE CONTRE CEUX-LA QUI OSENT S’AVENTURER EN HAITI. CE MONSTRE RESTE UN MERCENAIRE DE LA PLUME AU SERVICE DE PHTK. C’

  • rigolo 9 janvier 2019

    Diaspora : Record de transferts :
    Les transferts de la diaspora vers Haiti en 2018 ont atteint un record de 3,2 milliards de dollars soit 37% de toute la richesse produite dans le pays. Un montant qui est 3 fois plus élevé que les exportations du pays, 10 fois plus que les revenus touristiques et le double des recettes de l’État.

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